Aurore-Cyclo - Résumés sorties 2017

  • Sorties Septembre 2017

    Dimanche 17/09/2017 : Philippe pousse et nous pousse…
    Par Alain Darville

    Ce dimanche sans voiture à Bruxelles, certains adorent, nous on se méfie un peu, donc on évite. Enfin pas tant que ça, puisque je dois traverser une partie de la ville pour aller au rdv club. Comme le dimanche sans voiture est un peu libératoire pour beaucoup de gens, dont certains font un peu n’importe quoi, cela devient dangereux de rouler en vélo de course, pas tant pour soi, mais pour les petits kets qui sont lâcher n’importe où, avec souvent des parents absents, un accident est vite arrivé, même à 15 km/h…

    Bon, là-dessus, il fait calme, les voitures ne roulent pas, c’est le silence monacal pour faire ce résumé, c’est déjà ça…

    Daniel, Philippe, Jean-Paul, Pascal, Nicolas et moi, nous sommes présents et nous allons faire le Lanoye. Comme Daniel ne suit pas, et que visiblement avec Jean-Paul et moi, nous sommes les seules à connaitre à moitié le parcours, nous allons devoir nous débrouiller. 65 km dans la Payoteland, avec un dénivelé qui est loin d’être nul, c’est Philippe qui m’étonne le plus. Il est de plus en plus fort, il pousse sur les pédales tellement fort, qu’il en devient même un grimpeur. Il est capable de passer les ponts d’autoroute à 50 km/h. Du coup il nous pousse à nous améliorer, à forcer, juste pour le suivre.

    Avec tout ça, nous avançons dans notre tour avec quelques hésitations, mais finalement, nous ne nous seront pas trop trompés.

    Nicolas fait une petite pointe à 40 km/h pour arriver à Tubize, un peu titillé par moi, il doit se préparer à son prochain BRM 200 km de la semaine prochaine à Ternat.

    Les travaux le long du canal ne sont toujours pas terminés avant d’arriver à Halle, ce qui nous vaut de voir un panneau de déviation qui nous invite à aller dans le canal…

    Les 65 km sont faits en 2h30, le temps d’arriver à la buvette en avance, elle est encore fermée.

    Le parcours sur Strava

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    Nicolas et Philippe nous font une photo un brin sur-réaliste le long du canal...

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    Dimanche 03/09/2017 : Fin de sortie à péripéties
    Par Pierre-Yves Rosoux

    Ce dimanche je faisais ma rentrée sur une sortie-club, cela faisait longtemps mais il est difficile de rouler des BRM le samedi et être présent au club le dimanche.

    Daniel, Jean-Paul, Jean-Louis, Phillipe C et Philippe V, Alain, Nicolas et moi-même sont de la partie. Le temps est un peu frisquet le matin mais on sait que cela va grimper avec l'arrivée du soleil.

    On roule ensemble les 35 premiers km, en s'attendant au-dessus des quelques côtes(lettes). A mi-distance, Philippe Courty qui fait aussi sa rentrée pose la question "qui roule le 60 km"? Il jette le doute, Philippe V s'arrête et je l’emboutis ; après avoir empaler mon genoux sur mon guidon je parviens par je ne sais quel miracle à "déclipser" une pédale et à ne pas tomber.

    Un peu plus loin, à Opwijk, nos chemins se séparent. Les 5 "rentres-tôt" choisissent le parcours 60 km, mais Alain, Nicolas et moi-même avons envie de faire un peu plus.

    Alain est en pleine forme, il a roulé hier un brevet cyclo-côteur à Spy en compagnie de Nicolas. Quant à Nicolas, vu que ses études ne lui ont pas permis de rouler cette année, il manque de km et est juste un peu à la traîne dans les montées. Depuis le début de la sortie j'entends sur l'arrière de son vélo des craquements du côté de sa roue/dérailleur. Un peu plus tard, les ennuis arrivent, les inquiétants bruits se confirment, sa roue libre est en train de rendre l'âme... Il continue tant bien que mal mais régulièrement "cela saute" et il mouline dans le vide jusqu'à ce qu'il ne soit plus du tout possible de rouler ... Alain et moi-même ne lui sont pas de grand secours. Après un rapide coup d’œil sur son GPS il se trouve à 5 km de sa maison... qu'il devra faire à pieds ! :-(

    Nous continuons donc à 2 notre bout de chemin vers Anderlecht. 

    A 2 km du club, on dépasse une dame qui se promène avec son chien. Celui-ci court dans l'accotement, sans laisse. Lorsque je le dépasse je mets mes mains sur les cocottes de freins, je me méfie qu'il ne traverse la route vers sa maîtresse. 100m plus loin, je me retourne car n'entend plus Alain. Après quelques secondes je rebrousse chemin à sa rencontre, et ce qui (ne) devait (pas)arriver est arrivé. Le cabot a traversé, Alain bloque ses freins mais trop tard le chien fonce sur notre vaillant cyclo qui se retrouve au tapis. Douleur à la main qui est maculée d'huile de chaîne, il ne s'en tire pas trop mal, et son vélo est intact. La boucle est bouclée, après 75 km, fin des émotions, nous retournons ensuite à l'aise ensemble vers Jette.

    Ps : Des nouvelles de Nicolas : « J'ai finalement eu un peu de chance. En marchant, un cycliste rentrait chez lui et celui-ci m'a gentiment redéposé chez moi ! Une grosse heure de gagnée :-) »

  • Sorties Août 2017 - 2

    Dimanche 27/08/2017 : Le Bianchi de Wambeek
    Par Alain Darville

    Du monde au RDV à Wambeek pas loin de Ternat, le Bianchi est toujours aussi populaire. Jean-Louis est là, je suis bien décidé à ne pas le lâcher cette fois-ci, ça va rouler.

    Jean-Paul, Pascal, Olivier, Philippe, Nicolas, Guy, Daniel et Michel sont aussi présents. Guy, Daniel et Michel vont partir ensemble pour le 60 km, les autres ce sera sur le 80 km.

    Dès le début ça roule assez vite. Jean-Louis prend comme prévu la tête du groupe. Vent dans le dos effectivement, ça ne traîne pas. Pascal arrive à le suivre. Le problème est qu’il y a tellement de groupes sur ces petits chemins de campagne et que les dépassements sont parfois difficiles, impossibles, si pas hasardeux. Jean-Louis et Pascal en profitent pour s’enfuir. Olivier et Jean-Paul jouent au yoyo avec Nicolas et moi. Parfois on en remet une couche, parfois on ralentit.

    Philippe qui profite de l’été pour rouler 150 km par semaine, montre directement une vélocité qu’on ne lui connaissait pas. Seules les longues montées le font encore lâcher quelques hectomètres.

    Un peu avant le ravito, le vent devient de face, cela devient directement plus difficile, Nicolas dont la montée en puissance continue prend souvent des relais face au vent, mais un groupe providentiel nous passe et nous pouvons nous y accrocher.

    Au ravito, c’est le regroupement général. Maintenant, nous allons continuer à rouler groupés. Mais naturellement cela ne dure jamais longtemps, et cette fois-ci je ne quitterai plus Jean-Louis. Nous prenons les devant, et avec quatre autres cyclos d’un autre club, nous continuons notre remontée.

    A 4 km du but, je sens un petit choc sur ma roue arrière, je pensais avoir crevé. Mais pas longtemps, car lorsque j’entends un bardaf, j’ai compris que c’est l’embardée d’un cyclo qui me suivait d’un peu trop prêt et qui avec sa roue avant a touché ma roue arrière. Il est tombé dans les graviers. Visiblement il semble avoir un peu mal, il se roule par terre, hurle, et gigote dans tous les sens. Quelques gravions sont incrustés dans son genou, il a le bras en sang, mais bon, son vélo va bien, c’est le principal. ( :

    Philippe, lui, a sa version personnelle des faits : "Alain très énervé par la vélocité de Philippe que l'on ne lui connaissait pas, balance un pauvre cyclo innocent dans les graviers" :=)

    Ses copains viennent aux nouvelles, et ils repartent ensemble, à une vitesse un peu moins élevée. Son mal de genou lui fait oublié son casque…

    Le temps qu’on reste aux nouvelles, Nicolas, Pascal, Jean-Paul et Olivier nous ont rejoint et nous finissons de concert.

    Beau brevet, belle journée d’été, une petite émotion à la fin. Les 80 km et les 700 m  de dénivelés ont été fait à 30 km/h. La forme revient tout doucement, juste trop tard, la fin de saison est proche.

    Quant au cyclo malheureux, la dernière fois, qu’on l’a vu, il avait rejoint l’arrivée, avait un gros bandage au genou et boitait bas, donc tout finissait bien.

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    De bas en haut, Jean-Paul, Pascal, Guy et pour finir, Daniel et Jean-Paul.

     

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    Dimanche 20/08/2017 : Le Bianchi de Wemmel
    Par Alain Darville

    Après ma petite sortie de ce samedi, le cyclo-coteur de Marche, 204 km et 3100 m de dénivelé, j’avais un peu peur d’être un peu à côté de mes pédales, ce dimanche, lors du Bianchi de Wemmel.

    Heureusement, pour moi, le parcours dans sa grande majorité était tout plat, le vent dans le dos à l’aller, de face pour revenir.

    Je suis content que Nicolas soit revenu après son année d’absence, pour cause d’étude. Il n’est pas avare de ses efforts, prend des relais, et comme il est assez grand, il me protège lors de ceux-ci.

    Nous avons donc fait le 80 km. Daniel, Guy et Michel partant pour le 60 km. Jean-Louis, fidèle à lui-même, roulant comme une moto, sur le 60, pour rentrer le plus vite possible.

    Il reste donc, avec Nicolas, Jean-Paul, Philippe, Olivier et moi, pour faire le 80 km.

    Le départ se fait assez rapidement, le vent dans le dos faisant monter la moyenne, nous allons rouler sur mes routes d’entrainement hivernales, quelque part entre Wemmel (donc), Malines, Londerzeel, Merchtem et Asse. Jean-Louis reste un peu avec nous, ça tire à 40 km/h, avec des relances et des accélérations de malades. Bon à ce petit jeu, mes muscles déclarent vite forfait. On ne trouve aucun groupe, Nicolas et moi, nous prenons régulièrement des relais. Après 40 km, c’est le ravito. Un peu encombré. Jean-Louis en profite pour disparaitre. Il sera à 10h30 à Wemmel : 2 h pour 60 km.

    Jean-Paul, Philippe et Olivier n’arrivent pas longtemps après nous. Nous repartons ensemble. Nicolas et moi, nous reprenons nos relais. Philippe disparait. Finalement nous nous retrouvons à deux, quelques petites montées, grimpées un peu vite (heu oui, ça fait bizarre à écrire) nous ont isolé.

    Nous arrivons vers 11h15, 29,3 de moyenne. Les autres ne sont pas loin.

    Nous retrouvons Guy et Michel, qui finissent leurs 60 km. Daniel a eu un petit souci de chaine. Michel a visité deux abribus, pour soulager ses crampes habituelles.

    Du BBB nous rencontrons Marc et Fabien, ainsi que leurs copains. Thierry le coureur solitaire, rencontré au grès des sorties a fait les 80 km à du 33 de moyenne. Et dire que j’ai une fois fait un brevet avec lui, il y a quelques années.

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    Alain et Nicolas

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    Samedi 12/08-Mardi 15/08/2017 : Le BRM 1000 de Lier
    Par André Vaneeckhout

    Vu mon arrêt à L-E-L j'ai décidé de prendre le départ ce samedi du BRM1000 à Ler - 1er jour pluie et vent de face avec une accalmie quant à la pluie sur la fin. Dormi quelques heures à Albert. Départ à 5 h 00. Pas de pluie mais un vent très gênant soit de côté ou 3/4 face. Arrivée au contrôle de Oostburg à 20 h 45 . Le dernier Bac pour vlissingen (départ de Breskens) est à 22 h 18. J'en profite pour me restaurer. Arrivée au B& B à 23 h 00. Douche et repos avec lever prévu à 04 h 30. Départ à 5 h 00; le vent tourne dans le même sens que nous donc de nouveau de Face !! 

    La nuit il n'est pas évident de se repérer dans ces petites routes. Je prends du retard sur mon programme et la lenteur avec laquelle mon repas sera servi ne fait que l'aggraver; de plus en plus je me dis que ma réservation d'hôtel sera inutile. A 19 h 30, je préviens l'Hôtelier, je suis encore à plus  de 100 k, en plus il y a une traversée en Bac à Lottum, impossible après 21 h 00. Je roule donc toute la nuit , long..long, Vers 04 h30 je suis à Arcen et décide de continuer via Venlo pour ensuite retrouver le parcours prévu. Je suis limite question temps mais je décide d'aller jusqu'au bout. Après pas mal de tergiversation quant au parcours et beaucoup de difficultés pour trouver nourriture et boissons et avoir essuyé une bonne averse (et toujours le vent de face )voici le canal Bocholt - Herentals.  ... Je déguste une bonne glace chez "Dikke Lowie" (à 1/4 h près ..) . Les jambes tournent un peu mieux mais qu'il est long le chemin ... J'arrive au café Waregem à Lier vers 16 h 00 avec 1011 k au compteur. Le café est fermé.  Retour à la maison. 

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    Dimanche 06/08/2019 : Randonnée des églises fortifiées de Thierache
    Par Alain Darville

    Notre sortie annuelle loin de notre base, se fera, cette année, pas loin de Chimay et de son Abbaye, l’Abbaye de Scroumont. C’est bien sur l’occasion de gouter le fromage et accessoirement la bière.

    Guy avait déjà depuis longtemps proposé ce parcours : La Randonnées des Eglises Fortifiées de Thierache, en France donc. En son temps, c’était un parcours officiel de la FBC, une randonnée permanente. 120 km et 1200 m de dénivelé, annoncés, après correction de Guy, ce sera 124 km et 1600 m de dénivelé. Avec quelques cotes à plus de 10% nous allons être servi. Mais cette fois-ci, la distance sera bonne, pas comme l’année passée à Bouillon où nous avons fait 50 km en plus des 80 prévus.

    Nous ne sommes pas pressés, nous allons y passer la journée, on s’attend régulièrement. Bon, l’heure de départ de 10 h sera finalement de 10h30 pour cause entre-autres de clé de désserrage de roue de Patrice qui s’était fait la malle. Le temps est au beau fixe, pas trop chaud, le vent est à peine perceptible, juste ce qu’il faut.

    Les présents : Guy et Daniel, qui vont rouler en voiture en trimballant l’eau et le ravito léger. Jean-Paul, Bruno, Jos, Pascal, Freddy, Patrice et moi, nous allons rouler à vélo.

    Patrice est venu avec son vélo de Londres-Edimbourg-Londres, avec son éclairage, ses bagages, son sac à dos. Guy aura beau lui proposer d’en prendre une partie pour le mettre dans la voiture, rien n’y fera.

    Comme je suis le seul à avoir la trace, il faudra bien que les autres me suivent. Jean-Paul a bien la trace dans son GPS, mais l’apprentissage de celui-ci prendra un peu de temps. Patrice a bien son GPS, mais il n’y a pas de trace, il ne savait même pas où on venait, ni quelle distance on faisait, son esprit étant toujours à Edimbourg.

    Bruno, c’est la première fois qu’on le voit, assez costaud, faisant des sprints réguliers dans les côtes. Cette fois-ci Pascal est un rien derrière.

    Mon début est un peu laborieux, les 200 km du samedi sont toujours dans les jambes, je devrai alterner les repos et les pleins pots.

    Guy nous emmène d’abord dans un chemin forestier, les trous sont nombreux, et il faut faire attention où on met les pneus.

    Naturellement, si on doit faire 1600 m de dénivelé, cela veut dire qu’il y a quelques côtes, jamais très longues mais souvent pentue. Patrice ferme la marche avec tout son barda.

    Chaque village a son église fortifiée, je suppose que c’est propre à la région.

    Nous retrouvons de temps en temps Daniel et Guy, qui nous attendent, font l’intendance, font quelques photos et puis disparaissent pour réapparaitre quelques kilomètres plus loin. L’ambiance est bonne, et les côtes s’enchainent.

    Nous passons à Signy-l’Abbaye, mais Freddy trouve que c’est encore trop tôt pour s’arrêter. Nous irons donc jusque Saint Jean-aux-Bois, voir les Halles du 18e s, au km 72, pour faire une pause déjeuner et ravitailler en eau.

    Jean-Paul a enfin compris comment lancer la navigation avec son GPS et peut maintenant guider les autres, quand il est devant, il a tendance à oublier que quelques (surtout un) retardataires ne sont pas là. Jean-Paul innove aussi en testant la double paire de lunette portée en roulant pour voir son GPS.

    Ensuite les kilomètres s’enchainent, il parait que nous avons raté un magnifique point de vue, en passant par la route principale au lieu de prendre une route secondaire, mais en même temps nous avons échappé à une magnifique montée.

    Les derniers kilomètres se font à fond la caisse, Bruno et Pascal dans ma roue. La dernière montée voit la victoire de Bruno, moi je suis cuit, 320 km ce week-end, c’est assez.

    Nous revenons à Poteaupré en face de l’auberge de Poteaupré

    Freddy arrive ensuite, suivi de Patrice (l’increvable), de Jean-Paul et Jos. Bruno doit partir, mais nous, après l’effort, le réconfort, nous traversons la route pour aller boire une Chimay et gouter les différents fromages, du plus jeune au plus vieux.

    L’apéritif prit, nous changeons d’auberge pour aller à la ferme des 4 Saisons pour finir la soirée avec un excellent repas. Encore une fois Guy nous avait bien conseillé.

     

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    Aurore-Cyclo : Randonnée des Eglises Fortifiées...

     

    La feuille de route

     

  • Sorties Août 2017

    Dimanche 30/07-Vendredi 04/08/2019 : London Edinburgh London (LEL) ...
    Récit de Pierre-Yves Rosoux

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    La photo des belges avant le départ du LEL: De droite à gauche, du club, Pierre-Yves, Patrice, ..., André et les autres...

    https://fr.londonedinburghlondon.com

    https://londonedinburghlondon.com/

     

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    Le LEL est un 'event' qui se prépare longtemps à l'avance:

    les plus prompts s'étaient déjà pré-inscrits à l'automne 2015, juste quelques semaines après l'épreuve similaire Paris-Brest-Paris (PBP);

    pour les autres les inscriptions avaient lieu début janvier selon le principe d'une loterie sur internet, sans pré-qualification requise.

    A ce jeu, je suis le premier du club inscrit, suivi ensuite par André et Patrice qui sont repêchés par l'organisateur ainsi que d'autres amis de randonneurs.be

    Ensuite vient le temps de l'entrainement, par vent et pluie, pour avoir un kilométrage 'correct" au départ du LEL (pour moi +/- 11.000). Les dernières semaines sont consacrées à la préparation du vélo, à des sorties avec bagages, selon le motto d'usage 'train as you fight' ;-)

     

    Quelques jours avant le départ de la course, ce sont les prévisions météo qui nous intéressent et dans ce cas nous préoccupent: pluie et vent seront au rendez-vous mais les températures ne devraient pas être trop fraîches.

    Samedi matin j'embarque Patrice à Bruxelles direction Calais. La traversée en ferry fait aussi partie de l'agréable aventure. Pas de mer d'huile et comme Patrice est fatigué de ses préparatifs de dernière minute, à l'étonnement de quelques passagers, il teste une 'power nap' à même le pont !

     

    Samedi 29 juillet, à l'école de Loughton, 25 km du centre de Londres, c'est ce jour là, la Mecque des randonneurs venus du monde entier. Impressionnant !

    Une dizaine des 20 randonneurs belges inscrits pose pour une photo de groupe avant d'aller profiter d'une dernière bonne nuit avant le grand départ du lendemain. Les départs s'étalent de 6h à 16h; tous les 1/4 d'heure, une quarantaine de cyclos est lâchée à la conquête des routes britanniques. Ceux qui partent tôt ont 100 h pour accomplir le brevet, les autres ont 117 h. Je pars à 9h30, Patrice à 12h30 et André -qui n'en est pas à son 1er LEL- dans l'après-midi. Les 1500 cyclos viennent de 60 pays différents, beau melting pot ... 1500 participants, cela semble beaucoup mais cela ne l'est pas, seul bémol du LEL, souvent on pédalera bien seul sur la route ...

    9 étapes d'une longueur variant de 40 à 100 km ont été tracées vers le Nord pour rejoindre Edimbourg.

     

    La 1ère ville-étape est St-Yves au km 100, distance qui est une belle accoutumance à la conduite à gauche par exemple. Ride left and look right à chaque carrefour, on s'y fait assez rapidement et on n'a pas le droit à l'erreur!

    61 km plus tard, arrêt à Spalding sous le soleil. Un match de cricket est en cours, pas courant pour nous, une petite photo-souvenir s'impose. A chaque fin d'étape il y a d'abord notre carte de contrôle à faire cacheter, puis nous prenons le temps de nous restaurer.

     

    Direction Louth ensuite, sous un vent qui nous est légèrement favorable mais souvent de côté aussi. Ce vent nous accompagnera jusqu'en Ecosse. Tous les contrôles ont lieu dans des écoles et sont faits par des bénévoles (volunteers); ces derniers font un travail remarquable: contrôle des cartes, parkings des vélos, réparation des vélos, préparation des repas, nettoyage des tables, des sanitaires, organisation des dortoirs ... ils sont pensionnés ou jeunes, britanniques ou venus -à leurs frais- de l'étranger pour vivre de près cet événement. Sans eux, pas de course !

    Villes et villages se suivent et nous arrivons à Pocklington après la 4 ème étape au Km 341. Il est 2 h du matin et je décide de m'arrêter pour me reposer dans une salle de sport transformée en dortoir de 350 places !!! J'espère qu'ils n'ont pas gonflé les matelas à la bouche ;-)

    Ronflements et absence d'hygiène caractérisent aussi les 'dormitories' ... ambiance randonneurs 100% ! 2h de sommeil plus tard je me fais réveiller, prends un petit-déjeuner et repars sur les routes.

     

    Lundi 30 juillet, Thirsk, Km 407, Barnard Castle Km 472... Avant Barnard C, mes genoux me rappellent à mes mauvais souvenirs... je suis inquiet et prends un anti-inflammatoire.

     

    Aux étapes, le cérémonial est toujours le même: après le contrôle informatisé de la carte (qui vous permettait de nous suivre), on se rend au réfectoire, on cherche les copains, on mange, voire on se gave, on passe par les sanitaires pour autant que possible protéger son fessier ,on remplit les bidons et on repart. L'ensemble dure entre 20 et 60 minutes.

    Après être passé le château de Branard on fait route vers Brampton; la route est une pente régulière (4-6%) de 10 km, le vent forcit, quelques gouttes tombent aussi.

     

    A Brampton je rencontre Jan R, qui me dit qu'Andy, notre cyclo rapide est parti seul vers l'Ecosse. Je fraternise avec Kris, journaliste belge freelance qui se lance pour la 1ère fois sur une telle épreuve et qui écrit entre autres pour le magazine vélo 'Ginta'. Roben, autre Belge se débat avec un mal de dos coriace et décide de se reposer à Brampton. A ce moment du jour je n'ai fait encore que 215 km, trop tôt pour s'arrêter ! C'est en début de semaine qu'il faut prendre de l'avance. Alain m'informe pas sms que Patrice est 150 km derrière moi, pas de nouvelles d'André et Antonio, ou des copains du team de Lux qui font certainement fondre les routes par leur célérité.

     

    La progression vers le Nord continue et en longeant une autoroute, on arrive en Ecosse. Arrêt -photo au petit village de Lockerbie, mémoire oblige... Moffat est notre première ville-étape écossaise, j'ai 290 bornes pour la journée et au total 630  depuis le départ. 4 heures dans un dortoir à 3 matelas de Marcel enfoui dans un sommeil profond.

     

    Réveil vers 4h 15, le dortoir est quasi vide et à 5 heures, je suis à nouveau en selle pour affronter directement une montée d'une dizaine de kilomètres qui nous amène dans les nuages et son humidité y associée ... la descente est fraîche.  Les paysages de collines, de routes sinueuses, de prairies occupées par des centaines de milliers de moutons sont magnifiques.

     

    Vers 9h on arrive à Edimbourg où rituellement, je prends mon second petit-déjeuner avec un cyclo polonais et Jan qui arrive quelques minutes plus tard. Alors que nous nous restaurons, une averse intense arrose la région, nous sommes chanceux au sec, devant notre bol de porridge !

     

    La mi-course est passée et nous sommes en route vers des villages aux noms imprononçables ! Le 1er est Eskdalemuir, où le volunteer nous sert du 'Scottisch stew' ... en kilt ! Chaque repas est aussi le moment de se connecter au monde: mails, sms, facebook, messenger, What's App tous les moyens sont bons pour lire les marques de soutien et d'encouragements des proches ! J'apprends que Michel -qui roule avec Guy- nous talonne dans les collines écossaises. Michel est Belge et vit en Allemagne... d'où il est venu à vélo ! 1400 km is not enough ... avec le retour d'après-course il aura roulé 2500 km.

     

    Les routes défilent, les paysages sont superbes mais le vent est carrément tempétueux et indomptable. Il faut s'agripper au guidon pour ne pas tomber. Les automobilistes britanniques sont en général très respectueux envers les cyclos, ce sera içi moins le cas de la part des timber lorries drivers qui occupent avec leurs monstres de 40 tonnes la largeur entière des petites routes ... take care.

     

    A Innerleithen (Km 753) je suis rejoint à nouveau par Jan qui rêve en voyant le frigo à bières au milieu du réfectoire ... il veut se laisser aller mais à sa plus grande déception, celui-i est fermé à clé, et il devra attendre l'arrivée avant de déguster sa première Chimay bleue!

     

    A Brampton, où nous étions passés à l'aller je récupère un cuissard propre dans un de mes 2 'drop bags' ainsi qu'une chambre à air (ayant eu une crevaison la 1ère nuit). Avec Jan nous mettons le cap sur Barnard Caslte. Même montée à se farcir dans l'autre sens, et à 2 km du sommet Drew, cyclo passionné qui est venu de l'autre bout de l'Angleterre avec son camping-car improvisé nous offre 'a cup of tea or coffee'. Le tout dans un vent à décorner des bœufs, sous une pluie fine et une nuit profonde ... very very british and appreciated.

     

    En arrivant à Branard Castle nous admirons les ruines d'un ancien château avant de s'arrêter et de s'octroyer 4 h de repos. Km 944, plus que 500 à parcourir !

     

    Le lendemain matin, à Thirsk (Km 1008) je fais vérifier les connections électriques de ma dynamo à l'atelier vélo pendant que je savoure mon deuxième petit déj fait de pâtes, de corn flakes, de bananes, de café, de thé, de grenadine, ... tout y passe. Pendant cette semaine, il était courant d'ingurgiter jusqu'à CINQ repas chauds par jour, l'alimentation étant le carburant du cycliste... J'apprendrai plus tard que c'est là que Patrice a décidé de jeter le gant après 1000 km et André l'avait précédé en s'arrêtant à Eskdalemuir.

     

    A Louth mercredi soir, je mange  seul à table et suis rejoint par un mécanicien vélo amateur venu à vélo du sud de l'Angleterre (600 km AR). Il me dit de but en blanc "it is unbelievable to meet so many zombies" ... no comments.

     

    Je repars à nouveau de là en compagnie de Jan (Marcel dort dans le dortoir au-dessus de réfectoire) dans une pluie qui qui devient vite forte. Nous essayons de constituer un petit groupe avec 2 Italiens et ensuite un couple suisse pour braver le vent vers Spalding.

     

    A Spalding je cours vers le dortoir où je vais m'allonger 2 heures sur un matelas dans mes vêtements trempés par la pluie. Je n'accompagne pas Jan qui ne dormira pas du tout pour rentrer dans les 100 h... Le réveil est pénible, les premières minutes je tremble comme une feuille, je cours me restaurer et repars affronter le vent le long du canal qui nous amène ver St Yves. Après ce contrôle, fatigue aidant, je me trompe dans ma navigation et fais un détour qui me coûte une quinzaine de kilomètres. Grrrrrr.

    Entretemps mon GPS 'bugue' pour la 3ème fois, obligé de l'éteindre , il n'enregistre aucunes données (mais ne perd heureusement pas les routes à suivre). J'arrive jeudi vers 12h30 à Great Easton et il me reste 48 km à parcourir. Sur ces derniers km les collines défilent encore jusqu'à 500 mètres de l'arrivée où je 'pointe' pour la dernière fois à 15h 25, soit 101h55 pour les 1440 km.

     

    Le lendemain nous venons récupérer nos drop bags au moment où arrive Antonio, acclamé par les supporters, à 1/4h de sa barrière horaire de 117h. Il fait valider sa carte en vitesse puis tombe dans les bras d'André avec qui il a longtemps roulé, ... l'émotion est forte et belle à partager, les yeux sont humides ....

      

    En conclusion, a lot of fun, of hard time, and difficulties...

    Mais une camaraderie internationale entre passionnés...

    Une organisation impeccable qui n'a rien à envier à PBP, bien au contraire;

    Un événement impossible sans l'efficacité et le sourire des bénévoles;

    une météo épouvantable qui d'après les premières statistiques serait une des causes de 34% des abandons ...

     

    Now, time for recovery ...

    Next challenge?

     

    P-Y

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