• Sorties Mai 2017

    Dimanche 28/05/2017 : Photos Bianchi Roosdaal

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    Jeudi 25/05/2017 : Le BRM 400 d’Ostende
    Par Alain Darville

    Le 1er BRM 400 de la saison (pour moi), et sans doute le dernier, va se passer au départ d’Ostende, direction Le Touquet et sa commune satellite moins connue Etaples. Le Touquet est devenu soudainement célèbre grâce au nouveau président de la République Française, et effectivement, il y avait du monde sur les routes.

    Trois contrôles officiels sont prévus, deux officieux pour compléter et nous sommes partis à quatre heures du matin dans le noir.

    A cette heure-là tout le monde dort, personne sur les routes.

    Serge et Gabriel sont présents. Pour Serge, c’est le 1er 400, pire que moi, il doute toujours de lui, alors que comme déjà dit et redit, il est l’un des plus forts. Il a fallu un peu insister pour qu’il vienne, lui promettant que quoi qu’il arrive, on restera avec lui. C’est plutôt lui qui fera l’effort de rester avec moi, et Gabriel qui devra rouler au ralenti, pour nous accompagner.

    Nous dépassons vite André et Bernard qui sont partis pour rouler durant un tour d’horloge.

    Le groupe parti ensemble va vite se scinder en deux. Nous restons avec Bernard, Peter et Louis. Bernard aime bien tracer sa route, avec sa cadence, en emmenant le petit groupe. Gabriel va vite l’apprendre en voulant prendre des relais, pas toujours au gout de Bernard. Mais bon, nous continuons, le vent n’est pas vraiment un handicap, au contraire.

    Quand le soleil se lève enfin, c’est le brouillard qui recouvre le terrain. Nous passons par Poperinge, et nous arrivons en France où se trouve le 1er contrôle après 80 km, il est 7h. Le premier groupe est toujours là, mais plus pour très longtemps. Gabriel qui a oublié une partie de ses sandwichs chez lui est parti dévaliser une boulangerie. Quand nous repartons le brouillard est parti, mais le soleil commence à chauffer. Le froid du matin n’est plus qu’un lointain souvenir, nous allons cuire toute la journée.

    Le soleil, les routes et paysages français, c’est déjà un air de vacances.

    La platitude des polders est déjà oubliée, la partie française que nous allons faire est vallonée. Sur les 200 km français, nous allons dépasser les 2000 m de dénivelé, avec de nombreuses côtes à 10%.

    Dès les premières côtes, j’en profite pour faire quelques photos. Et je me fais la réflexion suivante : « Pourquoi ne sais-je pas monter, alors que quand je commence à photographier je passe tout le monde en tenant le guidon d’une main, et l’appareil de l’autre ? » Je ne vais quand même pas photographier à tout-va dès que ça grimpe ?

    Bon là-dessus, Gabriel qui n’aime que le plat et Serge qui n’est jamais assez fort, sont déjà hors de portée.

    Il est 10h, km 150, 2ème contrôle à Avesnes-le-Comte. Gabriel qui a des problèmes de pression, en profite pour regonfler son pneu arrière avec la pompe-antiquité de Julien (l’organisateur) qui nous suit depuis le début. Gabriel, sans doute perturbé par tous ses petits problèmes, oublie son bidon au café. Quand il s’en aperçoit, quelques kilomètres sont déjà passés. Mais, nous avons dû rouler un peu trop vite. Bernard a sa mauvaise tête quand il revient. Le divorce sera bientôt prononcé. Gabriel est parti tout seul. Je passe Bernard pour prendre un relais, il ne suit pas, donc avec Serge nous allons accélérer la cadence pour récupérer Gabriel. Serge ne sait pas encore ce qu’il va déguster mais avec le vent dans le dos et le grand plateau, ça va rouler.

    Gabriel fait des pauses dans des café, pour remplir son unique bidon, ou achète carrément une bouteille d’1,5 l, il revient chaque fois avec une facilité qui me fait dire, que Gabriel aurait pu se trouver avec les meilleurs.

    3ème et dernier contrôle à Etaples, km 235, il est 13h30, la partie facile est terminée, le vent sera maintenant de face.

    Et en plus ça va monter. De 0 à 200 m avec de longues montées à 10% entre-coupées de raides descentes au même pourcentage. Il fait chaud, très chaud, le soleil tape, 33°c dans les montées, et rouler à 10 km/h ne refroidi plus rien. Les bidons sont vite à sec, et dans cette région de la France, il n’y a rien. Quelques villages désertiques, aucun café, s’il y en a, ils sont fermés, c’est un jour férié. Les bars-tabac où nous nous sommes arrêtés pour les 3 contrôles avaient déjà ouvert uniquement pour nous.

    Un peu-beaucoup déshydratés, nous arrivons à Nieurlet au km 322 pour un 4ème contrôle non-officiel, il est 17h50. Tampon tamponné sur la carte de pointage, car les précédents l’avaient fait. Nous buvons facilement un litre d’eau. Serge s’éclipse à chaque arrêt pour jouer au Dumoulin.

    Et nous repartons pour une dernière étape. Le dernier café où nous devions nous arrêter est fermé. Le vent est de plus en plus fort. Nous nous relayons régulièrement, Gabriel faisant le plus gros du travail. Nous passons par Furnes et Nieuport, pour terminer sur la route entre Middelkerke et Ostende pour voir le coucher du soleil.

    Nous sommes devant la maison de Julien à 21h35. Il faut encore retourner au parking où Serge et Gabriel tournent encore un peu en rond pour arriver à 400 km. La moyenne est un peu supérieure à 25 km/h.

    Serge a fait son 1er 400, sans aucun problème (comme prévu). Gabriel devra apprendre à ne plus tout oublier s’il veut un jour faire Paris-Brest-Paris, et moi fidèle à moi-même je suis mort et cuit (comme prévu). Quand je pense que je voulais d’abord faire le 400 de Tournai, mais avec les 30° annoncés (à l’ombre), ce n’est pas possible.

     

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    Dimanche 21/05/2017 : Photos Bianchi Opwijk

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    Samedi 20/05/2017 : Le BRM 200 de La Louvière
    Par Alain Darville

    Bernard Stouffe, célèbre dans le petit monde des super-randonneurs, organise son premier 200 au départ de La Louvière. En plus, il a fait fort, son parcours est entièrement fléché.

    Nous sommes nombreux du club, 5. Chercher l’intru. Les habituels sont là, donc il reste… Eric. Eric telle une diva capricieuse a dû se faire prier, encore, et encore pour venir faire ce BRM. Le départ se fait à 4 km de son habitation, mais il ne savait pas où c’était. Je ne suis pas certain que ce fût une bonne idée de lui demander de venir, mais bon, cela faisait plaisir de le revoir.

    Après les photos d’usage, ceux qui restaient encore, son partis un poil avant 8h15. Départ groupé, et ensuite, le bémol de ce BRM, la sortie de La Louvière via une route à 4 bandes était un peu « too much ». En groupe, ça passe, tout seul, à par Patrice qui ne doute de rien, c’était un peu risqué.

    Pierre-Yves est déchainé. Il est déjà venu de Bruxelles à vélo (un petit 60 km), mais ici il mène le groupe avec Bernard. C’est face au vent, et pas grand monde ne prend de relais.

    Patrice reste dans le groupe, jusqu’à la première côte, à Thuin, pour monter à Notre Dame. Pour ne rien arranger, la côte est en pavés. Le groupe est un peu dispersé et il faudra quelques kilomètres pour que le regroupement se fasse.

    Ensuite, ce sont 19 km de ravel. Avec les portiques de sécurité, les premiers passent et les derniers sont à l’arrêt, et chaque fois, c’est un sprint pour revenir. J’en ai vite ma claque, et je reste à 100 m du groupe, comme ça je les rejoins à chaque ralentissement sans devoir trop freiner, mais je prends aussi le vent. Réponse du chef de groupe (PY) : « T’avais qu’à te mettre devant ». La place était prise !! ( :

    Solre-le-château 57 km, Ninie n’est pas là. On a dû arriver un peu trop tôt. Pourtant le groupe a roulé à une vitesse modérée de 25,3 km/h. A 10h30, elle est là. Patrice arrive un peu plus tard.

    La deuxième partie, longue de 40 km, va se faire plus vite (28,1 km/h). Vent de face et de côté. C’est un peu la faute de Pierre-Yves, m’obligeant à rouler devant, je coupe le groupe en deux (sans le savoir/vouloir). Il n’y a pas de grosse montée, je peux toutes les faire sur le grand plateau, et visiblement, cela fait mal. Même Serge a disparu, pourtant très, très fort dès que ça monte. Mener comme ça, c’est peut-être amusant, mais c’est surtout usant. Il est 12h20 quand nous arrivons à Etreux, au km 99. Et pendant ce temps, Eric est resté discret, collé dans le roue de Pierre-Yves. Sait-il que le parcours est fléché ? Malheureusement, à un moment donné, quelqu’un a dû lui dire. Ce n’était surtout pas moi !!

    Pour sortir d’Etreux, il y a une longue montée. Trop dur pour moi, le petit groupe est parti. Mais avec le vent dans le dos, je ne perds pas espoir de revenir. Il me faut quand même 15 km pour recoller. Le vent pousse bien, la moyenne des 40 km, sera de 29 km/h.

    Le 3ème contrôle est à Bavay. Km 140, il est 14h10. La pause sera courte pour faire place aux suivants dans le petit café.

    Maintenant, Eric a vu les flèches, et il ne se tient plus. Dès que ça monte, il passe tout le monde, accélère comme il a toujours fait, fait exploser le groupe. Je reviens de temps en temps, mais cela ne va décidément pas assez vite pour lui. Même sur le plat il remet une couche. J’arrête la course, une longue montée m’est fatale, je finirai les 30 derniers kilomètres tout seul. Tout seul et pourtant à 28,8 km/h de moyenne sur les 63 km de la dernière partie.

    Le retour à La Louvière est moins amusant. Beaucoup de montées, beaucoup de circulation. J’arrive à 16h40 (10 minutes après les premiers), les 203 km avec 1600 m de dénivelé sont faits à 27,5 km/h.

    Je retrouve les autres à la buvette.

    Le deuxième groupe arrive 20 minutes plus tard, et moi, j’attends Patrice. Patrice qui avait oublié ses papiers au 1er ravito et qui a fait demi-tour. Quand j’envoie un SMS demandant quoi, et s’il a retrouvé ses papiers, j’ai comme réponse : « Je crois ». Avec ça je suis avancé, je vais l’attendre jusque 18h.

    Serge lui doute toujours de lui, alors qu’il est un des BRMiste les plus forts. Il faut presque se mettre à genoux pour qu’il vienne faire le 400 d’Ostende avec Gabriel et moi, mais ça ce sera une autre histoire.

    Très beau parcours, surtout la partie française, le vent nous aura aidé, mais tirer de très grands plateaux est aussi très usant…

    Et Pierre-Yves ne rentre pas à vélo à Bruxelles. Je suis un petit peu déçu…

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    Dimanche 07/05/2017 : Bianchi Asse
    Photos Jean-Louis Van Obbergen

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    Daniel et Guy

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    Michel, Jos, Jean-Paul et Pascal

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    Samedi 06/05/2017 : Le BRM 300 de Schellebelle
    Par Pierre-Yves Rosoux

    Planbee, wat een mooie naam voor een café, niet waar?

    C'est là qu'une trentaine de randonneurs s'était mis RV ce samedi matin pour le "toertje van West-Vlaanderen"... tout un programme, organisé de mains de maitres par la famille Lammens !

    2 choses sont certaines: le parcours est plat et pour une fois 'Miss météo' ne s'est pas trompée ce sera très venteux, ce qui ne fait pas rire Alain !

    Quelques randonneurs dont Patrice quittent le café vers 7h, le reste suit à 7h30 à une vitesse modérée au début. Après une vingtaine de km nous croisons le long d'un chemin de fer, Kristof A, notre meilleur randonneur mondial.

    Le long d'un canal avant Oudenaerde nous rattrapons André qui roule avec Antonio.

    Ensuite, vent dans le dos nous filons vers le 1er contrôle ... où le café "Sportwereld" n'est pas encore ouvert :-(

    Nous nous ravitaillons devant l'établissement et y restons 1/4h.

    Les routes campagnardes défilent vers Ypres, et à partir de cet endroit le vent est régulièrement défavorable, on a un avant-goût de ce qui va nous attendre pour le reste de la journée ...

    Il nous faut 122 km pour rattraper Patrice à la hauteur du Sanctuary Wood Cemetery; il a apparemment de bonnes jambes et roule en solo.

    Puis c'est avec soulagement que nous arrivons à la taverne "In de vrede" à côté de l'Abbaye de Westvleteren, avec une vitesse moyenne de 29.3 kmh !

    La taverne est une "ruche" où il y a une file permanente de pèlerins venus chercher leur précieux breuvage, appelé même le bourgogne des Flandres ! Certains randonneurs s'abstiennent, d'autres sont convaincus qu'ils trouveront de l'énergie dans la blonde ou la brune... Jan est convaincu, hier moet u meedoen ! :-)

    Le long d'un halage parsemé d'arbres abattus nous arrivons bientôt à Veurne et le vent forcit encore.

    Entre Nieupoort et Oostende, ce ne sont plus des rafales annoncées à 55kmh mais un vent permanent que nous prenons de pleine face. A ce moment nous sommes encore à 5, Alain, Daniel, Françis, Serge et moi. Nous essayons d'inculquer à tous le principe du relais, histoire que la tête de file ne prenne pas tout sur lui. Il est à ce moment difficile de maintenir 20 kmh et le groupe de 5 explose aussi. Jo et un autre cyclo nous dépassent aisément. On traverse Oostende par la digue où le vent n'a pas refroidi les touristes qui sont nombreux à se promener. A la sortie de la "Reine des plages" on reprend Johan qui n'a pas pu tenir le rythme élevé des hommes de tête...

    A De Haan c'est le 3ème contrôle où les plus forts sont déjà attablés en terrasse. 

    Après s'être correctement hydratés nous repartons tous ensemble vers Brugge. Les plus forts creusent directement l'écart. A Brugge, comme lors du BRM de Mouscron, nous empruntons les pistes cyclables le long du "ring", où les piétons sont nombreux, il est donc de bon ton de cohabiter et de montrer notre fair-play. 

    Le reste du parcours aura lieu le long d'un canal vers Aalter puis Gent et le vent est plutôt de travers, en tout cas beaucoup moins défavorable. Cela nous permet de monter un peu la vitesse et de récupérer. Alain joue un peu à l'élastique mais revient toujours sur le groupe, il n'a même plus assez d'énergie pour râler tout haut ! :-)

    C'est vers 20h25, à la tombée du jour, que nous arrivons au planbee, accueilli par les parents Lammens qui nous offrent une bonne tartine ! On discute quelque peu de notre aventure de la journée et on se fixe déjà rendez-vous pour un prochain BRM !

     

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    Lundi 01/05/2017 : Le BRM d’Ostende
    Par Alain Darville

    Je ne peux pas rouler le week-end, sauf un petit peu dans mon coin, juste pour rappeler à mon vélo que j’existe encore, il ne me reste donc que le lundi. Et lundi, qu’est-ce qu’il y a ? Le BRM 300 d’Ostende ou le Mons-Chimay-Mons et ses + de 200 km. Tant qu’à faire autant rouler un peu, ce sera le 300. Pierre-Yves ne veut pas enchainer un 300 après son 400 de Neufchâteau, mais ira quand même faire le petit parcours (de 155km) à Mons, Serge n’a pas envie de se mouiller pendant 300 km, je me retrouve donc « tout seul » sans mes copains à Ostende. Enfin, tout seul, pas vraiment, il y a bien Patrice vu en coup de vent, et les autres, une trentaine, dont Guy R., Frank S., Louis D., Liesbeth V. Antonio M., Bernard P. et Koen L.

    Pour arriver à Ostende, en voiture, il a plu tout le temps. Au départ, il fait sec, le vent est faible. Est-ce que pour une fois, nous aurons de la chance avec le temps ? Bien sûr que non, les 100 km dans la flotte et le vent se feront en France.

    Nous partons en groupe à 6h, les forts devant, les autres, derrière. Moi, ça m’arrange, on frise le 30 de moyenne sans faire de gros effort, même vent de face, ça tient. Il n’y a que lorsque celui-ci est de côté, que cela devient plus dur. Nous dépassons Antonio, Bernard et leur petit groupe, ensuite Patrice qui s’accroche 2 km, avant de lâcher à la première petite bosse.

    La première grosse montée n’arrive qu’après 81 km (le Bois du Ham), et bon, il n’y a pas photo, on voit directement la différence. Contrôle à Watten, 89 km, il est 9h.

    Nous repartons ensemble, mais maintenant la partie vallonée commence. Les forts sont partis, nous restons en petit comité, Frank, Guy, Liesbeth, Louis, Koen et quelques autres.

    Il commence à pleuvoir de plus en plus, le vent se lève et les côtes entre 6 et 10% et + s’enchainent. La pluie et le vent vont nous accompagner pendant 100 km. La région est très jolie, même sous la pluie. 130 km, Bourthes et son contrôle, nous arrivons quand les autres s’en vont. Frank, qui a mal au dos depuis quelques temps, apprend en lisant ses mails qu’il a une hernie, que son médecin veut le voir rapidement et qu’il lui déconseille fortement de continuer à rouler à vélo. Frank roule toujours aussi fort dans les montées, je ne vois pas qu’il a mal. Les randonneurs sont des « sur »-hommes qui acceptent bien plus les douleurs que les « communs » des mortels.

    Naturellement, la pluie, le vent de face, les côtes qui n’en finissent pas, font que la moyenne dégringole. Même les descentes se font en freinant. Les petites routes mouillées avec leurs mottes de boues n’inspirent pas confiance. Pourtant, comme dirait Patrice, mais en beaucoup plus court :  « Plus tu vas vite en bas, plus tu montes vite en haut ».

    Mont Lambert et sa côte à 10% pendant un bon kilomètre me tue. L’horreur de ce 300. Les français font des économies avec leurs routes en prenant tout droit. En voiture, ça passe, à vélo, ça casse.

    Avec les feux rouges, je reviens sur le groupe, après 162 km à Saint-Martin Boulogne, c’est le 3ème contrôle, il est 13h30. Comme le vent devient favorable, enfin, c’est ce que tout le monde pense, chacun y va sans plus attendre le groupe, qui n’existe de fait, plus.

    Frank, Guy et moi, nous partons les derniers. Toute la remontée le long de la côte, pour aller de Boulogne jusque pas loin du Cap Gris Nez, se fait plein nord. Donc, le vent est dans le dos, et ça roule. Et le vent est tellement fort que le vélo a tendance à vouloir se faire la malle. Dans l’autre sens, on aurait fini à pied. Mais ce que je ne sais pas encore, c’est que je vais faire avec Guy et Frank un run de 100 km, sans ravito. A Wissant, nous retrouvons les autres qui ont déjà ravitaillé. Nous nous trompons de café, duquel nous nous faisons éjecter, pour cause de sens commercial élevé de la patronne. Nous repartons donc après avoir pris une photo devant ce café-resto. Et nous reformons notre petit groupe.

    Mais cela ne roule pas trop vite. Le vent souvent de côté, n’est plus si favorable que ça. Finalement, sans le vouloir je me retrouve avec Guy, qui me dit que les autres se sont arrêtés. Alors on y va à deux. C’est le moment de faire un petit entrainement, à fond la caisse. Pendant 50 km nous allons nous relayer sans jamais ralentir, sauf dans la dernière grosse côte du parcours, la côte du moulin à vent pas trop loin du 5ème contrôle. Je manque de sucre, mais j’engloutis un snack, en roulant toujours à plus de 30, avant de faire repartir le moteur.

    A Hondschootte, tout est fermé. Je huile ma chaine, il ne pleut plus depuis un long moment, et mon vélo couine. On fait des photos, on mange, quand arrive notre groupe. On respire aussi l’air pollué d’un groupe d’automobiliste dans leurs vieilles voitures, qui n’osent sans doute plus arrêter leurs moteurs de peur de rester en « rac ».

    Nous nous arrêtons à Bulskamp, où un café est ouvert et où nous voyons en direct la victoire du FC Brugge.

    Il reste 30 km, pour finir, vent dans le dos, tranquillos. Il est 20 h quand nous arrivons. 11h33 roulé, 14 heures en tout avec les pauses à rallonge. 26 km/h avec un dénivelé qui approche les 1900 m, dénivelé à peu près entièrement fait sur la partie française autour de Boulogne, c’est pas mal. Les forts sont arrivés depuis longtemps en faisant du 29 km/h.

    Je rentre direct à Bxl, Patrice m’a dit de ne pas l’attendre.

     

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    Lundi 01/05/2017 : La suite à Oostende
    Par Patrice Martin

    Je me suis rendu la veille à l'auberge de jeunesse "De Ploate" à Oostende pour être sur place pour le lundi premier mai au matin au BRM de Julien.

    Tout se passe bien, je quitte l'hôtel, il pluvine ... c'était prévu, et en traversant la ville, dans un piétonnier, un petit caniveau aux rebords d'un ou 2 centimètres ... me fait chuter (insulte envers les autorités d'Oostende pas foutues de penser aux cyclistes quand ils choisissent du matériel à placer au sol - j'ai déjà aussi traversé une autre place à Oostende, véritable patinoire pour cycliste dès qu'il pleut un peu ...). Je me relève, plus de peur que de mal (mais je n'ai pas vérifié convenablement mon matériel). Je me rends au départ, en route : travaux et détournement de cycliste. J'arrive au départ, je m'inscris et je vois Alain arriver ... "C'est à cette heure-ci que tu arrives ?" Lui lançais-je ... avant de le saluer. Je lui demande si je peux laisser 2 sacs dans sa voiture pour ne pas les transporter 300 km. Il accepte (esprit club).

    Comme je dois essayer d'avoir le dernier train  ... je pars vers 5h40. Je devrai faire attention de ne pas prendre le trajet à l'envers car la trace aller croise, à plusieurs endroits la trace retour ... Je dois donc m'arrêter 4 ou 5 fois pour bien vérifier le trajet (il ne faut pas rater le dernier croisement et prendre, au moins à ce moment la bonne direction (Watten).  Malgré le vent contraire (selon les circonvolutions de la route), je progresse pas mal (toujours selon mes critères) ... mais je reste avec le petit calcul fait pour Bart à Neufchâteau dans la tête... (il gagne 30 secondes à chaque kilomètres que je parcours) ... et devinez quoi ?  EXACTEMENT à mon kilomètre 40 ... Patrick, le chef de meute, me salue suivi d'une petite (?) vingtaine de randonneurs.  Tous les membres du groupe sont donc des "Bart".  (enfin surtout les premiers qui font l'effort).  Je resterai avec eu ... 1 ou 2 kilomètres puis ils s'éloigneront de plus en plus ... au kilomètres 60 je reverrais ce peloton dans les champs (se sont-ils arrêtés pour manger, satisfaire un besoin naturel ou réparer quelque chose ... Alain pourra répondre à cette question).

    Alain répond : "Chute d’un express dans un virage à 90° sur une motte de boue. La douleur intense fit craindre le pire, mais tout finit par s’arranger, et le groupe repartit."

    Ensuite, toujours seul, je poursuivrai mon petit bonhomme de chemin, seul contre le vent, j'ai pu éviter toute ses tentatives de me pousser au milieu de la route ou de m'en faire sortir.  Avec mon trois plateaux Eddy Merckx, adapté Patrice Martin 48/36/26 et du 30-11, je maîtrise mieux les montées ... ho non, ne croyez pas que c'est superman qui les monte, mais quand je peux garder une certaine cadence (ou) fréquence de pédalage, si possible au-delà de 70 ... alors j'ai encore une influence sur ce que je fais ... si je descends à 50 ou 40 ... alors là, je "subis" et je n'ai plus qu'à attendre la fin de la montée.

    Contrôle fermé à Saint-Martin Boulogne et aussi à Honschoote ... photos.  Sur la fin c'était le contre la montre ... oui je vous l'ai dit ... mon dernier train ... rouler rouler ... regarder l'heure ... aïe aïe aïe ... l'heure fatidique approche ... PU...  rée  je passe devant le final 9h30 (mon train est à 9h40 ! ! ! ) c'est râpé. Désolé Julien je ne te dépose pas ma carte ... je continue à sprinter (un peu moins vite) vers l'hôtel ... la réception ferme à 22h.  J'arrive à temps ... et il y a encore des places.  Je suis assuré d'une nuit dans un lit (et pas sur un quai de gare ou dans un café où, il y a un an ou deux on fumait comme ce n'est pas possible).  Un petit repas dans un Kebab, une bonne nuit et le mardi matin je porte ma carte à Julien.

    La suite au prochain BRM

    Aul lieu de 400 + 300, je n'ai que 200 et 300 km