• Sorties Septembre 2017

    Samedi 23/09/2017 : Le BRM 200 de Ternat
    Par Alain Darville

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    Le parcours du BRM de Ternat semble être le même que celui de l’année passée. Comme il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable, du fait de son dénivelé important et de ses nombreuses mauvaises routes dans le Hainaut, j’ai donc pris mon vélo tous temps avec ses roues résistantes aux trous.

    Robert et Daniël avaient reconnu le parcours le dimanche précédent, peut-être ont-ils changé un peu le parcours ?

    Du monde au départ et une forte délégation de GOW girls. Dames que nous ne verrons qu’au départ. Le rythme du groupe des hommes étant sans doute un peu trop élevé.

    Mais du club de l’Aurore, nous sommes quatre : André, Patrice, Nicolas et moi.  Patrice ressort de temps en temps de son hibernation avec un niveau de préparation physique proche de ma grand-mère, mais qui ne l’empêche pas de se lancer dans l’aventure.

    Nicolas a toujours peur de ne pas pouvoir suivre, que son genou de tiendra pas, il en oublie même de remplir ses bidons d’eau. Je lui donne donc une partie de mon bidon, je tiendrai bien 70 km jusque Charleroi.

    Et c’est aussi le retour de Serge, qui bien que l’un des plus forts des forces en présences a toujours peur de montrer ce qu’il sait faire.

    Nous partons à 8h15, longtemps après bien d’autres qui sont déjà partis dès qu’ils étaient inscrits. Et Nicolas et moi, pour une raison que j’ignore encore, nous nous retrouvons en tête du groupe des forts, à faire le tempo, pendant 20 km, jusqu’à la côte de Ittre, longue, où là, le groupe explose en petits groupes. Et pourtant je n’ai jamais été aussi vite dans cette succession de deux côtes mais les autres sont partis. Nicolas qui a déjà bu tout son bidon a un besoin urgent de faire pipi, cela depuis longtemps, mais comme le groupe ne s’arrête jamais, c’est continuer à rouler avec le groupe ou continuer tout seul.

    Le déclencheur de l’arrêt-pipi, sera la récupération d’André, Antonio, Bernard et Roger. Le petit groupe est arrêté, Nicolas ne sait plus se retenir, comme les scouts, il monte sur une bute, de façon pas très discrète et s’y met joyeusement. « Le plus beau jour de sa vie cycliste », nous dit-il.

    Nous continuons à trois, Serge, Nicolas et moi, et nous allons faire le reste du BRM dans cette configuration.

    Comme nous arrivons dans le Hainaut, le bordel s’installe : Circulation intense autours de Charleroi, routes dans un état proche des champs de bataille après quatre ans de pilonnage d’artillerie intensive lors de 14-18. Un vrai plaisir. Les yeux sont rivés en permanence sur la route, le moindre moment d’inattention et c’est le passage dans un trou assuré. Parfois des zig-zags intempestifs sont nécessaire. Comme il y a beaucoup de voitures qui essayent nous dépasser, et qu’il faut souvent rouler en plein milieu de la bande de circulation pour ne pas passer dans les rustines/trous des bords des routes, nous bloquons souvent la circulation. Rouler vite dans ces conditions se révèle impossible.

    L’arrivée dans Charleroi se fait par une autoroute urbaine, je m’y sens aussi à l’aise que si je traversais le Grand Canyon sur un fil.

    Nous arrivons au contrôle, les autres sont encore là. Comme le café est à côté de la maison communale, nous assistons aux sorties/entrées des mariages du samedi. Au moins nous échappons au souk du marché du dimanche, comme c’était l’année passée.

    La sortie de Charleroi est aussi stressante que l’entrée. Est-ce qu’il y a un seul cycliste urbain dans cette ville, encore moins bien faites pour eux que Bruxelles ?

    Maintenant nous allons enchainer les grosses (pentues et/ou très longues) montées. Serge doit nous attendre, lui qui a été faire tous les cols alpins pendant ses vacances, ne voit même plus les ridicules petites côtes de la Belgique.

    Dès que c’est plat, je prends le relais pour tirer un peu sur le grand plateau. Mais maintenant, c’est Nicolas qui ne suit plus, victime d’une fringale. Au km 100, nous arrivons à Thy-le-Château. Il est 13h. Les autres (ou une parties) sont toujours là, mais pas pour très longtemps.

    Nous repartons, toujours dans cet enchainement de côtes sans fin.

    Il est 15h40, quand nous arrivons à Naast, km 150, dernier contrôle du jour. Les autres ne sont plus là.

    La fin du Hainaut, tant attendue, c’est aussi la fin des mauvaises routes et des fortes montées. Nous pouvons enfin rouler.

    Il ne reste plus que 50 km, que nous ferons en moins de 2 h. Nous nous retrouvons sur les routes des Bianchi, et même si ce sont des routes de campagne, cela redevient du plaisir. Mais à force de grimper (2200 m au total), de tirer des grands braquets dès que cela ne monte plus, le final devient un peu pénible. Serge est toujours en pleine forme, prêt à refaire le 200 dans l’autre sens. Nicolas a l’air un peu moins frais.

    Nous arrivons à 17h55 chez Daniël. Le BRM est fini: 9h40 et 24,5 km/h de moyenne. Une petite pils pour fêter cela, et il reste 15 km pour rentrer. Quant à Patrice et André, ils arriveront sans doute un peu/beaucoup plus tard.

     

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    Dimanche 17/09/2017 : Philippe pousse et nous pousse…
    Par Alain Darville

    Ce dimanche sans voiture à Bruxelles, certains adorent, nous on se méfie un peu, donc on évite. Enfin pas tant que ça, puisque je dois traverser une partie de la ville pour aller au rdv club. Comme le dimanche sans voiture est un peu libératoire pour beaucoup de gens, dont certains font un peu n’importe quoi, cela devient dangereux de rouler en vélo de course, pas tant pour soi, mais pour les petits kets qui sont lâcher n’importe où, avec souvent des parents absents, un accident est vite arrivé, même à 15 km/h…

    Bon, là-dessus, il fait calme, les voitures ne roulent pas, c’est le silence monacal pour faire ce résumé, c’est déjà ça…

    Daniel, Philippe, Jean-Paul, Pascal, Nicolas et moi, nous sommes présents et nous allons faire le Lanoye. Comme Daniel ne suit pas, et que visiblement avec Jean-Paul et moi, nous sommes les seules à connaitre à moitié le parcours, nous allons devoir nous débrouiller. 65 km dans la Payoteland, avec un dénivelé qui est loin d’être nul, c’est Philippe qui m’étonne le plus. Il est de plus en plus fort, il pousse sur les pédales tellement fort, qu’il en devient même un grimpeur. Il est capable de passer les ponts d’autoroute à 50 km/h. Du coup il nous pousse à nous améliorer, à forcer, juste pour le suivre.

    Avec tout ça, nous avançons dans notre tour avec quelques hésitations, mais finalement, nous ne nous seront pas trop trompés.

    Nicolas fait une petite pointe à 40 km/h pour arriver à Tubize, un peu titillé par moi, il doit se préparer à son prochain BRM 200 km de la semaine prochaine à Ternat.

    Les travaux le long du canal ne sont toujours pas terminés avant d’arriver à Halle, ce qui nous vaut de voir un panneau de déviation qui nous invite à aller dans le canal…

    Les 65 km sont faits en 2h30, le temps d’arriver à la buvette en avance, elle est encore fermée.

     

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    Nicolas et Philippe nous font une photo un brin sur-réaliste le long du canal...

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    Dimanche 03/09/2017 : Fin de sortie à péripéties
    Par Pierre-Yves Rosoux

    Ce dimanche je faisais ma rentrée sur une sortie-club, cela faisait longtemps mais il est difficile de rouler des BRM le samedi et être présent au club le dimanche.

    Daniel, Jean-Paul, Jean-Louis, Phillipe C et Philippe V, Alain, Nicolas et moi-même sont de la partie. Le temps est un peu frisquet le matin mais on sait que cela va grimper avec l'arrivée du soleil.

    On roule ensemble les 35 premiers km, en s'attendant au-dessus des quelques côtes(lettes). A mi-distance, Philippe Courty qui fait aussi sa rentrée pose la question "qui roule le 60 km"? Il jette le doute, Philippe V s'arrête et je l’emboutis ; après avoir empaler mon genoux sur mon guidon je parviens par je ne sais quel miracle à "déclipser" une pédale et à ne pas tomber.

    Un peu plus loin, à Opwijk, nos chemins se séparent. Les 5 "rentres-tôt" choisissent le parcours 60 km, mais Alain, Nicolas et moi-même avons envie de faire un peu plus.

    Alain est en pleine forme, il a roulé hier un brevet cyclo-côteur à Spy en compagnie de Nicolas. Quant à Nicolas, vu que ses études ne lui ont pas permis de rouler cette année, il manque de km et est juste un peu à la traîne dans les montées. Depuis le début de la sortie j'entends sur l'arrière de son vélo des craquements du côté de sa roue/dérailleur. Un peu plus tard, les ennuis arrivent, les inquiétants bruits se confirment, sa roue libre est en train de rendre l'âme... Il continue tant bien que mal mais régulièrement "cela saute" et il mouline dans le vide jusqu'à ce qu'il ne soit plus du tout possible de rouler ... Alain et moi-même ne lui sont pas de grand secours. Après un rapide coup d’œil sur son GPS il se trouve à 5 km de sa maison... qu'il devra faire à pieds ! :-(

    Nous continuons donc à 2 notre bout de chemin vers Anderlecht. 

    A 2 km du club, on dépasse une dame qui se promène avec son chien. Celui-ci court dans l'accotement, sans laisse. Lorsque je le dépasse je mets mes mains sur les cocottes de freins, je me méfie qu'il ne traverse la route vers sa maîtresse. 100m plus loin, je me retourne car n'entend plus Alain. Après quelques secondes je rebrousse chemin à sa rencontre, et ce qui (ne) devait (pas)arriver est arrivé. Le cabot a traversé, Alain bloque ses freins mais trop tard le chien fonce sur notre vaillant cyclo qui se retrouve au tapis. Douleur à la main qui est maculée d'huile de chaîne, il ne s'en tire pas trop mal, et son vélo est intact. La boucle est bouclée, après 75 km, fin des émotions, nous retournons ensuite à l'aise ensemble vers Jette.

    Ps : Des nouvelles de Nicolas : « J'ai finalement eu un peu de chance. En marchant, un cycliste rentrait chez lui et celui-ci m'a gentiment redéposé chez moi ! Une grosse heure de gagnée :-) »