avril-2017

  • Sorties Avril 2017

    Vendredi-Samedi-Lundi 28-29/04/2017 : semi-BRM de Neufchâteau
    Par Patrice Martin

    A Neufchâteau, Je suis parti vers 8h30  avec Antonio et un néerlandais que je ne connais pas.  Les 20 premiers kilomètres se sont passés ... en digérant le macaroni. et de 20 à 80, j'ai repris du poil de la bête, l'effet macaroni, et j'ai bien (selon mes critères qui ne sont pas les vôtres) progressé.   Mais après 80 km, les pâtes étaient consommées ... Antonio qui à 60 km m'avait déjà proposé de s'arrêter pour manger ... avait raison.  A 80 km, il m'a lâché (on ne s'attendait pas spécialement ... mais on roulait non loin les uns des autres ... je m'éloignais dans les descentes et ils me rattrapaient dans les montées). 

    Seul, à 90 km, Bart Dewaele me rattrape.  Parti à 9h20, 50 minutes après moi, il est déjà là, il me prend 30 secondes chaque kilomètre que je parcours (ce calcul resservira).  Je continue vers Verdun ... où je ne trouve pas le contrôle (l'estaminet) mais il n'est pas sur la trace (Aaaargh).  Arrivé presque à la sortie de Verdun  ... et environ au kilométrage prévu 110  je vois Bart sur le côté de la route en train de manger quelque chose.  Mes pieds sont gelés. Je lui demande s'il a vu le contrôle, lui non plus, ne l'a pas vu.  Mais il a reçu un "tampon" (en France ce n'est pas un "cachet") d'une pizzeria ... où il n'a pas mangé.  Je rebrousse chemin et je croise Antonio et son compagnon néerlandais (aussi équipé en Rolhoff - 14 vitesses dans le moyeu).  ...

    Je décide d'abandonner et d'arrêter les frais, je me rends à l'hôtel formule 1, je réserve une chambre et je dooooors.

    Le lendemain, je suis retourné à Neufchâteau (après avoir réparé le voilage de ma roue) ... je croyais que l'un ou l'autre allait me dépasser ... mais ce ne fut pas le cas  (moi j'avais dormi, eux avaient roulé toute la nuit et pris leur temps au petit déjeuner à l'hôtel ... sans dormir). Pour une fois, j'ai assisté à l'arrivée des randonneurs, Bart, les deux vélos couchés carénés, Andy, ...

    Encore merci à Pierre-Yves pour le retour à Bruxelles.

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    Vendredi-Samedi 28-29/04/2017 : Le BRM 400 de Neufchâteau
    Par Pierre-Yves Rosoux

    Nous n'étions qu'une vingtaine à s'être donné RV au camping du Lac à Neufchateau pour le brm 400 organisé par le Team de Lux (TdL).

    Ceux qui avaient participé à l'édition précédente sont peut-être encore marqués par la météo désastreuse de 2015 ...

    Du club, Patrice m'accompagne, Alain est de service (rappelable) et André laisse reposer son dos.

    6 cyclos dont 2 qui pilotent un vélo caréné n'attendent pas le départ groupé de 22h.

    Le reste quitte le "Neufchateau belge" à 22 h tapantes direction Verdun. 

    Il n'est pas trop difficile de retenir la route: Neufchateau (B) - Neufchateau (F) - Neufchateau (B) !

    Après +/- 65 km, Fred (Decerf) décide de crever ! La réparation ne prend pas trop de temps mais vu le froid glacial on est content de vite se remettre en mouvement. En effet, nous avons tous de nombreuses couches, d'épaisses chaussettes et sur-chaussures, des gants d'hiver mais rien n'y fait, il gèle et nous sommes tous frigorifiés. 

    L'organisation du TdL est impressionnante et efficace, 1 ou 2 cyclos -aux vareuses de couleur verte- en tête de groupe et toujours un en "serre-file", prêt à "motiver" les plus lents et freiner la tête du petit groupe d'une douzaine de cyclos à coups de sifflet!

    Samedi vers 2h20, nous arrivons à l'Estaminet à Verdun. 12 cyclos qui entrent en tenue dans un café à cette heure, cela ne passe pas inaperçu ! Certains clients un peu "entamés" croient voir arriver des extra-terrestres! Et quand on leur raconte qu'on roule de nuit 400 km, après être incrédules, ils nous témoignent leur respect... Quelques boissons chaudes plus tard on se remet en route et on brave le froid. On dépasse Antonio qui roulait depuis le départ avec Patrice qui nous avertit que notre compère ne roule plus avec lui et qu'il a fait demi-tour à Verdun.

    On ne le verra plus...

    Samedi matin nous arrivons à Neufchateau (au nord des Vosges) vers 7h30 (Km 220). Nous dévorons un copieux petit-déjeuner, on reprend donc des forces car il reste encore 200 km à avaler.

    Ensuite le groupe s'égrène un peu au rythme des montées qui jalonnent la route vers le Lac de Madine. Au 3ème contrôle, il fallait être prévoyant car il est 11h30 et la cuisine est encore fermée ...

    On se remet en route sous un soleil qui perce, cela fait du bien. Un peu plus tard un des nôtres crève un pneu. Au moment où il se remet en selle, Fred remarque qu'il a à nouveau crevé ... Nous sommes tous couchés sur le bas-côté et nous n'avons aucune peine à s'endormir instantanément, on sent qu'il nous manque une nuit ! On attend 20 minutes la camionnette "suiveuse" ... qui nous précède :-) et Fred repart avec une roue de rechange sans réparer sa propre roue!

    Puis le "TGV vert" se met en action : les 4 copains du TdL (ou plutôt TdF pour Team des Fêlés? ;-) commencent à pousser à plus de 37 kmh, et font une véritable démonstration. Non pas pour épater la galerie -nous ne sommes que 5 à ne pas pouvoir suivre- mais juste pour se faire plaisir....

    On les retrouvera plus tard attablés à la terrasse d'un café à Montmedy. 

    Les 40 derniers kilomètres sont plus vallonnés, dans un superbe écrin de verdure, mais malheureusement on a repassé la frontière et on retrouve de l'asphalte fort détérioré !

    A 18h nous arrivons à 5 au Camping du Lac, où -grosse surprise- Patrice est déjà rentré ! Ayant eu un problème technique sur son vélo, il a passé la nuit à l'hôtel à Verdun puis est rentré vers la Belgique. Il aura quand-même roulé 200 km.

    A l'heure de ranger nos vélos, nous notons au GPS : 418 km à 25,5 kmh de moyenne pour 3380 m de D+, pas mal du tout !

    L'organisation du TdL était "top", une épreuve de longue haleine qui est originale par son départ nocturne, bref à refaire !

     

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    Samedi 22/04/2017 : Le BRM 200 de Saint-Trond

    Par Alain Darville

    En voyant les forces présentes au départ, je me dis que ce BRM va être roulé à une vitesse proche d’un grand prix de motos. Je me demande déjà ce que je fais là, quand il commence à pleuvoir. Le chemin de croix va durer 200 km et 08h47.

    Le départ se fait groupé jusqu’à la première montée où tout pete…

    Je passe Patrice qui est déjà à l’agonie après 2 km. André, vu au départ, a disparu ensuite dans les vergers. Pierre-Yves affuté comme un fut de canon, est parti tel le boulet de ce canon à la conquête de son graal, la préparation pour son Londres-Edimbourg-Londres au mois de juillet.

    C’est moi, c’est mon vélo ? Je n’avance pas. Quand je vois mes progressions à ce BRM, je m’effraie : 25,4 km/h en 2013, 24,4 en 2015-2016, 22,9 en 2017. L’hospice m’attend.

    Je me vois déjà rouler en solitaire, quand je reviens sur un petit groupe d’attardés (enfin qui roulent loin derrière les fusées). Je me joins à eux, et je retrouve Serge, qui semble heureux de me voir.

    Nous continuons à deux, le petit groupe semble un peu trop lent pour nous ( :.

    Je suis Serge qui suit sa trace GPS de 2016. Prise trop tôt sur le site de Randonneurs.be, celle-ci avait changé. Cela ne change pas grand-chose au kilométrage, mais cela aurait été un autre paysage.

    Nous arrivons au 1er contrôle quand l’express repart. Pierre-Yves a déjà eu des démêlés avec le GPS de Patrice (que celui-ci lui a gentiment prêté). Celui-ci (le GPS) voulant s’échappé de son support à la moindre bosse, sans doute pas habitué à devoir faire défiler sa carte à toute vitesse.

    Le Point Chaud, on y fait la file. La serveuse sert une bobonne et sa fille qui dévalisent le magasin, pendant que l’autre fait la vaisselle du peloton qui est déjà loin.

    Rohnny et Francis y sont, cette fois, c’est Francis qui se charge de faire les photos.

    On est reparti, c’est maintenant que la partie de plaisir commence, avec les côtes qui vont s’enchainer sans interruption. Le dénivelé devient affolant, frisant l’overflow du compteur du GPS. Nous passons par Blegny et sa mine-musée, ensuite nous continuons bien plus loin par Henri-Chappelle et son mémorial américain, avant de faire l’ascension du mur de la Gileppe, enfin, je veux dire de son barrage. Boucle de 4 km recommandée mais pas obligatoire, pour les déjà presque morts.

    Contrôle à Dolhain, ensuite photos de Francis dans la côte de Clermont où une déviation, pour cause de travaux, nous est indiquée par Francis.

    Vent de face, nous continuons à accumuler le dénivelé, Serge commence à se demander si cela finira un jour, j’ai beau lui dire que ce sera comme ça jusque Visé, il n’a pas l’air de me croire. Visé et un chemin piéton/vélo où une autre bobonne qui ne sait pas tenir son chien (pas en laisse) nous engueule, alors que nous la croisons à 10 km/h. Que j’aime ces endroits de partages où tout le monde dérange tout le monde.

    La Meuse passée, les côtes se transforment en faux plats, encore un contrôle à Glons et nous finissons par les vergers en fleurs avec une pointe de soleil.

    Il est 18h quand nous arrivons. 200 km, 2000 m de dénivelé. 10 heures en tout. Ce BRM reste un des plus durs de l’année.

    Quelques morceaux de tartes plus tard et une bonne Kriek pour les faire passer, je vais dormir dans la voiture en attendant Patrice qui prépare son LEL a sa façon, 10 km/h moins vite que Pierre-Yves.

     

     

    Lien vers le photos de Francis V.

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    Dimanche 16/04/2017 : Le Bois de Halle et les Jacinthes
    Par Alain Darville

    Le sol du Bois de Halle s’est couvert pour quelques jours d’un magnifique tapis de fleurs bleues, des jacinthes sauvages. On va y faire un petit tour, en plus cela nous fera quelques grimpettes. Nous, c’est Jos, Jean-Paul et moi. Guy est parti faire son petit tour dans son coin.

    Le soleil est fort timide, c’est dommage pour les couleurs. Le Bois de Halle n’est pas très accessible en voiture, il faut beaucoup marcher pour y arriver, ou bien venir à vélo, ce que nous faisons. Les accès sont gardés et des patrouilles de gardes forestiers surveillent les promeneurs. Les fleurs sont fragiles et le bois attire des touristes et photographes du monde entier.

    Donc, quelques photos plus tard, il n’y a pas encore beaucoup de monde, nous repartons.

    Du vent, une température assez basse, mais il fait sec (le seul jour du week-end). La côte de Ittre est passée, nous faisons le tour du plan incliné de Ronquières et nous remontons dans le Bois de la Houssières via la côte de Charly des Bois.

    Toutes ces côtes font que le moyenne n’est pas terrible, le retour sera donc un tantinet plus rapide. Tubize, le canal et les 75 km, 670 m de dénivelés sont faits. Jos est cuit, Jean-Paul est en pleine forme.

    Lien vers les photos

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    Samedi 15/04/2017 : Le BRM 300 d'Anderlecht
    Par Pierre-Yves Rosoux

    Nous étions une petite trentaine à s'être donné rendez-vous au brm 300 km préparé minutieusement par André.

    Je suis le seul partant du club ce samedi, Alain et André ont reconnu le parcours cette semaine et Patrice ne peut se libérer, étant "on call" (de garde) pour son travail.

    A 6h30 le peloton s'élance sous la pluie, qui même si elle n'est pas battante est suffisante pour bien nous mouiller avant déjà le 1er ravitaillement au km 38. Les pieds seront donc mouillés pour le reste de la journée ...

    On met ensuite le cap vers Maredsous et on commence à se tester progressivement au dénivelé. Alain qui s'est levé pour venir prendre quelques photos aux inscriptions nous surprend dans la campagne du côté de Fleurus où il immortalise le peloton. Il fera de même jusqu'à Maredsous, merci aussi à lui !

    Entre temps, le peloton s'est déjà désintégré et les groupes ne se reforment qu'au gré des ravitaillements.

    La pluie a cessé et les gants commencent à sécher lentement. On fait ensuite une incursion de l'autre côté de la frontière, à Vireux-Wallerand (F). Nous nous arrêtons dans un café où commander 6 cocas en même temps s'apparente au "coup de feu de l'année" et où les toilettes sont "françaises et à pédales"... Bienvenue au 21ème siècle dans les Ardennes françaises!

    Je redémarre avec Gabriel et Serge, et les premiers kilomètres de retour dans notre beau pays la pente est raide, je prends un peu d'avance. Le ciel se couvre et une pluie battante s'abat à nouveau, on s'arrête pour enfiler la veste imperméable. Ensuite on roule en direction du 3ème ravito à Froidchapelle. Au loin je vois 3 cyclos qui ont 1 km d'avance, je décide de les rejoindre, il me faudra près de 10 km pour 'rentrer dans leur roue', dur dur la poursuite.

    A Froidchapelle, on s'alimente correctement car le dernier ravitaillement est dans 80 km. Je compte partir avec 5 autres cyclos, mais je ne suis pas tout à fait prêt et j'ai oublié mon coupe-vent à l'intérieur du café, je pars donc 2 minutes après eux et à nouveau je me lance seul dans une course-poursuite face au vent. Il me faudra 13 km pour les rattraper sur le Ravel, ils roulent "très fort". Je comprends maintenant pourquoi j'ai mis tant de temps à revenir. C'est décidé, je ne les lâche plus ! Le groupe est 'hétéroclite'- un roule en Santos, un roule son 1er BRM, un autre roule en chaussures de running... - mais le groupe est homogène et rapide ! 

    A 30 voire même 35 kmh, le RAVEL entre Beaumont et Thuin défile! 

    Après avoir grimpé le dénivelé de l'ascenseur à bateaux de Strepy nous arrivons à Thieusies qui est le dernier arrêt du parcours. Le café est plein à craquer ... mais il nous faut attendre 5 bonnes minutes avant de voir apparaître le barman !

    En quittant Thieusies mes amis de route ont apparemment envie d'en finir et roulent à 37 kmh, nous sommes 2 à montrer les premiers signes de fatigue. L'un décroche, nous sommes encore 5, les amis m'attendent une fois et je m'accroche, il reste moins de 35 km. J'apprends aussi que parmi nous cinq seuls deux sont en possession d'un GPS encore en état de marche... donc le groupe, pour cette raison aussi, restera soudé jusqu'à Anderlecht. 

    A 20h15 on met pied à terre, accueilli par André un peu seul à "la clé du cimetière".

    Les conditions n'étaient pas favorables, pluie et vent, mais nous avons eu raison des 300 km et des 2700 m positifs à plus de 26 kmh de moyenne ... de bonne augure pour les BRM à venir !



    Photos Alain Darville - Les 100 premiers kilomètres

    1) 3 premières photos : Reconnaissance du 11/04/2017
    2) Km 000 - 06h00-06h30 : Inscriptions et départ
    3) Km 050 - 08h30-08h40 : Côte entre Sart-Messire-Guillaume et l'Arbre de la Justice
    4) Km 078 - 09h35-09h50 : Côte entre Ham-Sur-Sambre et Fosses-La-Ville
    5) Km 099 - 10h35-11h00 : Côte pour arriver à l'Abbaye de Maredsous

    Lien vers les photos

     

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    Samedi 08/04/2017 : Le BRM 200 de Tournai
    Par Alain Darville

    Patrice et moi, nous nous retrouvons seuls du club pour faire le 200 de Tournai. Le parcours est fléché et avec le GPS, en plus, ce sera facile.

    Il est 7h30, et déjà beaucoup de cyclistes sont partis. A tel point qu’à 7h50, heure de notre départ, il reste 6 ou 7 vélos le long de la façade. Nous partons avec Thierry D. qui pensait rouler avec Bernard S. qui ne l’a pas attendu.

    J’étais prêt à faire le parcours à l’envers, avec les flèches qui n’étaient pas trop d’accord avec le GPS. Patrice m’a bien dit que je devais l’écrire, pour une fois que ce n’est pas lui qui se trompe.

    Mais dans le premier faux plat à 0,2 % Patrice souffle comme une locomotive en mal d’oxygène.  « J’ai de l’asthme !!! », dit-il. Merci du renseignement, j’avais cru comprendre. « Et tu ne fais rien pour t’en débarrasser ?? ». « Si, j’avais un traitement efficace, et comme j’étais guéri, je l’ai arrêté !! ». C’est intéressant, comme technique. Bon, le brouillard est tenace, ceci pouvant expliquer cela, mais je me vois mal rouler à 20 km/h de moyenne. Je pars donc avec Thierry et nous allons faire le premier relais à deux, les autres sont tous devant. De temps en temps, nous voyons apparaitre un groupe venant d’une autre rue !!! Ou est-ce le brouillard qui joue des tours. Y aurait-il des parcours alternatifs ?

    Toujours est-il que nous arrivons à Bavay dans le café, pour le contrôle, café plein comme un œuf. Il est 10h, 56 km sont faits. Patrice, chaud boulette, me dire que le contrôle était hors tracé GPS (scandale !!), et comme il ne prépare rien, il ne l’a pas trouvé.

    Nous repartons dans un groupe, avec Bernard, Frank, Marcel et bien d’autres. Le vent est dans le dos, le rythme est soutenu.

    Nous arrivons au 2ème contrôle, à Cambrai, vers 12 h après 100 km. Je retrouve Marc C. des BBB qui emmène traditionnellement sa petite troupe sur le 200 de Tournai.

    Moi j’attends Thierry qui met du temps à remplir son bidon. Il « faut » ensuite revenir sur le groupe de Frank et Marcel. On y va à fond. On se retrouve à deux à faire le forcing, mais le deuxième n’est plus Thierry qui a un peu lâché dans un faux plat montant. On revient sur eux à Lawarde. Le tronçon entre Emerchicourt et Douai est un peu difficile. Un tas de feux, des pistes cyclables faites n’importe comment (de conception belge sans doute). En plus pont de chemin est interdit aux cyclistes, et doit se faire via deux escaliers. Mais en voyant les autres revenir sur nous, je pense que nous sommes les seuls à avoir respecter les panneaux d’interdiction.

    On arrive à 14h à Ostricourt, 3ème contrôle, km +- 150. On continue ensemble, le temps de voir de loin les pavés de Paris-Roubais, de revenir à Tournai après une crevaison, et de voir Marcel partir pour un deuxième tour à cause des flèches du matin qui m’envoyaient en sens inverse.

    Il est 16h, 194 km, le BRM est fini.

    Patrice arrivera « un peu après », toujours en pleine forme, son asthme n’étant plus qu’un lointain souvenir.

    Beau parcours dans l’ensemble, beau temps, un peu de vent, et sur la partie française, des routes un peu trop fréquentées par les voitures.

     

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    Dimanche 02/04/2017 : Le dimanche des revenants
    Par Alain Darville

    Ce n’était pas week-end gore, mais c’était bien le week-end des revenants : Freddy est de retour, celui qu’on croyait perdu pour le cyclotourisme et surtout pour le club. Et pourtant, il est là, plus affuté que jamais, je ne l’ai jamais vu aussi « maigre » (j’ai l’air gros à côté de lui). Son mal de dos qui l’a éloigné des routes pendant plusieurs mois commence à ne plus être qu’un mauvais souvenir. Partant pour un 60 km, il va faire le 85 (annoncé pour un 80), en réalité un 94 km bien tassé.

    L’autre revenant, revient d’un passé encore plus lointain. Le sieur André Lefébure montre le bout de son nez. Connu pour ses démarrages un peu fous dans les côtes lors des BRMs des temps jadis, BRMs d’avant les GPS, qui se randonnaient encore à des vitesses normales et surtout en groupes du début à la fin. Il est resté le même, avec quelques années de plus. Il a roulé un bout avec Guy et Daniel.

    Tandis que moi, je vais rouler avec Freddy, Jean-Paul, Jos et Pascal. Nous sommes à Zellik, organisation de le VWB qui prend les cartes de la FFBC. C’est assez rare pour être noté.

    Nous sommes partis pour un 85 km. Le temps est idéal, ensoleillé, presque pas de vent, et le monde est au rendez-vous. Nous partons sur un tempo assez modéré, mais pas pour longtemps. Dès qu’un groupe nous passe, on se met derrière. A ce jeu, le groupe devient de plus en plus important et la vitesse s’accélère de plus en plus. Wemmel, Wolvertem et Merchtem. Le groupe se casse à cause des voitures, et seul je ne peux plus revenir. J’attends le ravito pour refaire la jonction. Ravito à 34 km, il en reste 60 à faire. Et nous repartons dans la même séquence, d’abord en solo, ensuite dans un groupe. Lede, Erpe-Mere, Denderhouten, Liedekerke, Asse, Ternat, Groot-Bijgaarden. La vitesse est de plus en plus rapide. Maintenant, je ne lâche plus ce groupe, et je me retrouve à faire du 40 km/h, et à monter à plus de 30 km/h.  A ce jeu, j’ai perdu mes équipiers. Mais à 15 km du but, cela devient trop difficile et je termine en solitaire. 94 km, bien plus qu’annoncés. 29 km/h de moyenne, 600 m de dénivelé, le vélo est amusant comme ça, tout devient facile.

    J’attends les autres à l’arrivée pour boire un verre avec eux. Le temps de revoir Fabien des BBB, plus vu depuis quelques années, de retrouver Thierry que je vois de temps en temps, et de revoir Gabriel prêt pour notre 300 km.

    Lien vers les photos