Aurore-Cyclo - Résumés sorties 2017 - Page 2

  • Sorties Août 2017

    Dimanche 30/07-Vendredi 04/08/2019 : London Edinburgh London (LEL) ...
    Récit de Pierre-Yves Rosoux

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    La photo des belges avant le départ du LEL: De droite à gauche, du club, Pierre-Yves, Patrice, ..., André et les autres...

    https://fr.londonedinburghlondon.com

    https://londonedinburghlondon.com/

     

    Lien vers les photos

     

    Le LEL est un 'event' qui se prépare longtemps à l'avance:

    les plus prompts s'étaient déjà pré-inscrits à l'automne 2015, juste quelques semaines après l'épreuve similaire Paris-Brest-Paris (PBP);

    pour les autres les inscriptions avaient lieu début janvier selon le principe d'une loterie sur internet, sans pré-qualification requise.

    A ce jeu, je suis le premier du club inscrit, suivi ensuite par André et Patrice qui sont repêchés par l'organisateur ainsi que d'autres amis de randonneurs.be

    Ensuite vient le temps de l'entrainement, par vent et pluie, pour avoir un kilométrage 'correct" au départ du LEL (pour moi +/- 11.000). Les dernières semaines sont consacrées à la préparation du vélo, à des sorties avec bagages, selon le motto d'usage 'train as you fight' ;-)

     

    Quelques jours avant le départ de la course, ce sont les prévisions météo qui nous intéressent et dans ce cas nous préoccupent: pluie et vent seront au rendez-vous mais les températures ne devraient pas être trop fraîches.

    Samedi matin j'embarque Patrice à Bruxelles direction Calais. La traversée en ferry fait aussi partie de l'agréable aventure. Pas de mer d'huile et comme Patrice est fatigué de ses préparatifs de dernière minute, à l'étonnement de quelques passagers, il teste une 'power nap' à même le pont !

     

    Samedi 29 juillet, à l'école de Loughton, 25 km du centre de Londres, c'est ce jour là, la Mecque des randonneurs venus du monde entier. Impressionnant !

    Une dizaine des 20 randonneurs belges inscrits pose pour une photo de groupe avant d'aller profiter d'une dernière bonne nuit avant le grand départ du lendemain. Les départs s'étalent de 6h à 16h; tous les 1/4 d'heure, une quarantaine de cyclos est lâchée à la conquête des routes britanniques. Ceux qui partent tôt ont 100 h pour accomplir le brevet, les autres ont 117 h. Je pars à 9h30, Patrice à 12h30 et André -qui n'en est pas à son 1er LEL- dans l'après-midi. Les 1500 cyclos viennent de 60 pays différents, beau melting pot ... 1500 participants, cela semble beaucoup mais cela ne l'est pas, seul bémol du LEL, souvent on pédalera bien seul sur la route ...

    9 étapes d'une longueur variant de 40 à 100 km ont été tracées vers le Nord pour rejoindre Edimbourg.

     

    La 1ère ville-étape est St-Yves au km 100, distance qui est une belle accoutumance à la conduite à gauche par exemple. Ride left and look right à chaque carrefour, on s'y fait assez rapidement et on n'a pas le droit à l'erreur!

    61 km plus tard, arrêt à Spalding sous le soleil. Un match de cricket est en cours, pas courant pour nous, une petite photo-souvenir s'impose. A chaque fin d'étape il y a d'abord notre carte de contrôle à faire cacheter, puis nous prenons le temps de nous restaurer.

     

    Direction Louth ensuite, sous un vent qui nous est légèrement favorable mais souvent de côté aussi. Ce vent nous accompagnera jusqu'en Ecosse. Tous les contrôles ont lieu dans des écoles et sont faits par des bénévoles (volunteers); ces derniers font un travail remarquable: contrôle des cartes, parkings des vélos, réparation des vélos, préparation des repas, nettoyage des tables, des sanitaires, organisation des dortoirs ... ils sont pensionnés ou jeunes, britanniques ou venus -à leurs frais- de l'étranger pour vivre de près cet événement. Sans eux, pas de course !

    Villes et villages se suivent et nous arrivons à Pocklington après la 4 ème étape au Km 341. Il est 2 h du matin et je décide de m'arrêter pour me reposer dans une salle de sport transformée en dortoir de 350 places !!! J'espère qu'ils n'ont pas gonflé les matelas à la bouche ;-)

    Ronflements et absence d'hygiène caractérisent aussi les 'dormitories' ... ambiance randonneurs 100% ! 2h de sommeil plus tard je me fais réveiller, prends un petit-déjeuner et repars sur les routes.

     

    Lundi 30 juillet, Thirsk, Km 407, Barnard Castle Km 472... Avant Barnard C, mes genoux me rappellent à mes mauvais souvenirs... je suis inquiet et prends un anti-inflammatoire.

     

    Aux étapes, le cérémonial est toujours le même: après le contrôle informatisé de la carte (qui vous permettait de nous suivre), on se rend au réfectoire, on cherche les copains, on mange, voire on se gave, on passe par les sanitaires pour autant que possible protéger son fessier ,on remplit les bidons et on repart. L'ensemble dure entre 20 et 60 minutes.

    Après être passé le château de Branard on fait route vers Brampton; la route est une pente régulière (4-6%) de 10 km, le vent forcit, quelques gouttes tombent aussi.

     

    A Brampton je rencontre Jan R, qui me dit qu'Andy, notre cyclo rapide est parti seul vers l'Ecosse. Je fraternise avec Kris, journaliste belge freelance qui se lance pour la 1ère fois sur une telle épreuve et qui écrit entre autres pour le magazine vélo 'Ginta'. Roben, autre Belge se débat avec un mal de dos coriace et décide de se reposer à Brampton. A ce moment du jour je n'ai fait encore que 215 km, trop tôt pour s'arrêter ! C'est en début de semaine qu'il faut prendre de l'avance. Alain m'informe pas sms que Patrice est 150 km derrière moi, pas de nouvelles d'André et Antonio, ou des copains du team de Lux qui font certainement fondre les routes par leur célérité.

     

    La progression vers le Nord continue et en longeant une autoroute, on arrive en Ecosse. Arrêt -photo au petit village de Lockerbie, mémoire oblige... Moffat est notre première ville-étape écossaise, j'ai 290 bornes pour la journée et au total 630  depuis le départ. 4 heures dans un dortoir à 3 matelas de Marcel enfoui dans un sommeil profond.

     

    Réveil vers 4h 15, le dortoir est quasi vide et à 5 heures, je suis à nouveau en selle pour affronter directement une montée d'une dizaine de kilomètres qui nous amène dans les nuages et son humidité y associée ... la descente est fraîche.  Les paysages de collines, de routes sinueuses, de prairies occupées par des centaines de milliers de moutons sont magnifiques.

     

    Vers 9h on arrive à Edimbourg où rituellement, je prends mon second petit-déjeuner avec un cyclo polonais et Jan qui arrive quelques minutes plus tard. Alors que nous nous restaurons, une averse intense arrose la région, nous sommes chanceux au sec, devant notre bol de porridge !

     

    La mi-course est passée et nous sommes en route vers des villages aux noms imprononçables ! Le 1er est Eskdalemuir, où le volunteer nous sert du 'Scottisch stew' ... en kilt ! Chaque repas est aussi le moment de se connecter au monde: mails, sms, facebook, messenger, What's App tous les moyens sont bons pour lire les marques de soutien et d'encouragements des proches ! J'apprends que Michel -qui roule avec Guy- nous talonne dans les collines écossaises. Michel est Belge et vit en Allemagne... d'où il est venu à vélo ! 1400 km is not enough ... avec le retour d'après-course il aura roulé 2500 km.

     

    Les routes défilent, les paysages sont superbes mais le vent est carrément tempétueux et indomptable. Il faut s'agripper au guidon pour ne pas tomber. Les automobilistes britanniques sont en général très respectueux envers les cyclos, ce sera içi moins le cas de la part des timber lorries drivers qui occupent avec leurs monstres de 40 tonnes la largeur entière des petites routes ... take care.

     

    A Innerleithen (Km 753) je suis rejoint à nouveau par Jan qui rêve en voyant le frigo à bières au milieu du réfectoire ... il veut se laisser aller mais à sa plus grande déception, celui-i est fermé à clé, et il devra attendre l'arrivée avant de déguster sa première Chimay bleue!

     

    A Brampton, où nous étions passés à l'aller je récupère un cuissard propre dans un de mes 2 'drop bags' ainsi qu'une chambre à air (ayant eu une crevaison la 1ère nuit). Avec Jan nous mettons le cap sur Barnard Caslte. Même montée à se farcir dans l'autre sens, et à 2 km du sommet Drew, cyclo passionné qui est venu de l'autre bout de l'Angleterre avec son camping-car improvisé nous offre 'a cup of tea or coffee'. Le tout dans un vent à décorner des bœufs, sous une pluie fine et une nuit profonde ... very very british and appreciated.

     

    En arrivant à Branard Castle nous admirons les ruines d'un ancien château avant de s'arrêter et de s'octroyer 4 h de repos. Km 944, plus que 500 à parcourir !

     

    Le lendemain matin, à Thirsk (Km 1008) je fais vérifier les connections électriques de ma dynamo à l'atelier vélo pendant que je savoure mon deuxième petit déj fait de pâtes, de corn flakes, de bananes, de café, de thé, de grenadine, ... tout y passe. Pendant cette semaine, il était courant d'ingurgiter jusqu'à CINQ repas chauds par jour, l'alimentation étant le carburant du cycliste... J'apprendrai plus tard que c'est là que Patrice a décidé de jeter le gant après 1000 km et André l'avait précédé en s'arrêtant à Eskdalemuir.

     

    A Louth mercredi soir, je mange  seul à table et suis rejoint par un mécanicien vélo amateur venu à vélo du sud de l'Angleterre (600 km AR). Il me dit de but en blanc "it is unbelievable to meet so many zombies" ... no comments.

     

    Je repars à nouveau de là en compagnie de Jan (Marcel dort dans le dortoir au-dessus de réfectoire) dans une pluie qui qui devient vite forte. Nous essayons de constituer un petit groupe avec 2 Italiens et ensuite un couple suisse pour braver le vent vers Spalding.

     

    A Spalding je cours vers le dortoir où je vais m'allonger 2 heures sur un matelas dans mes vêtements trempés par la pluie. Je n'accompagne pas Jan qui ne dormira pas du tout pour rentrer dans les 100 h... Le réveil est pénible, les premières minutes je tremble comme une feuille, je cours me restaurer et repars affronter le vent le long du canal qui nous amène ver St Yves. Après ce contrôle, fatigue aidant, je me trompe dans ma navigation et fais un détour qui me coûte une quinzaine de kilomètres. Grrrrrr.

    Entretemps mon GPS 'bugue' pour la 3ème fois, obligé de l'éteindre , il n'enregistre aucunes données (mais ne perd heureusement pas les routes à suivre). J'arrive jeudi vers 12h30 à Great Easton et il me reste 48 km à parcourir. Sur ces derniers km les collines défilent encore jusqu'à 500 mètres de l'arrivée où je 'pointe' pour la dernière fois à 15h 25, soit 101h55 pour les 1440 km.

     

    Le lendemain nous venons récupérer nos drop bags au moment où arrive Antonio, acclamé par les supporters, à 1/4h de sa barrière horaire de 117h. Il fait valider sa carte en vitesse puis tombe dans les bras d'André avec qui il a longtemps roulé, ... l'émotion est forte et belle à partager, les yeux sont humides ....

      

    En conclusion, a lot of fun, of hard time, and difficulties...

    Mais une camaraderie internationale entre passionnés...

    Une organisation impeccable qui n'a rien à envier à PBP, bien au contraire;

    Un événement impossible sans l'efficacité et le sourire des bénévoles;

    une météo épouvantable qui d'après les premières statistiques serait une des causes de 34% des abandons ...

     

    Now, time for recovery ...

    Next challenge?

     

    P-Y

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  • Sorties Juillet 2017

    Dimanche 30/07/2017 : Wolvertem
    Par Alain Darville

    Le parcours de Wolvertem est un parcours super facile, tout plat, mais le vent s’en est mêlé. Un fort vent d’Ouest, l’aller facile, le retour à plat ventre sur le vélo. Nous faisons le 90 km. Nous, c’est Freddy, Jos, Jean-Paul, Daniel, Pascal et son copain, et moi. Michel fera le 30.

    Jean-Louis parti avec le chant du coq fera le 120 km. Eric exceptionnellement venu jusque-là, fera le 120 aussi. Comme leur devise est la même pour tous les deux : « Jamais plus vite qu’à fond, et de préférence en solo », ils feront donc leur 120 en solitaire. Eric aurait bien voulu que je l’accompagne, mais pour ça j’aurais dû savoir qu’il venait, j’aurais dû venir à moto. Et j’aurais aussi dû venir bien plus tôt au RDV.

    Freddy est venu à une de ses quatre sorties annuelles. Il roule toujours bien malgré ses longues absences.

    Nous partons ensemble, les deux express sont déjà loin. Le vent dans le dos, tout le monde sait suivre, jusqu’à un dépassement d’un peloton à la faveur d’un pont fermé sur le canal (Ben oui, un amas de cyclistes attendait l’ouverture de ce pont). La vitesse devient donc légèrement trop rapide pour Michel, Daniel et moi. Mes muscles ne sont pas encore chauds et n’ont pas encore évacué l’acide lactique de mes 170 km de samedi. Je vais revenir tout doucement en suivant un autre groupe.

    Daniel, lui s’est fait bloquer par un de ces justiciers de la route, que j’exècre, qui n’ayant sans doute pas été capable de réussir son examen d’entrée à la police, montre toute sa rancœur sur les routes en faisant chier les autres. Le groupe de Daniel ne roulait pas sur la piste cyclable, il a donc freiné plusieurs fois juste devant ce groupe. La prochaine fois que je vois une voiture garée sur une piste cyclable, je tape dedans avec mon pied, il paiera pour les autres cons.

    Jusqu’à un peu avant Rotselaer tout va bien, la moyenne est excellente, sans forcer, ensuite, c’est demi-tour, face au vent, ça va rigoler.

    Pascal commence le premier à prendre la tête du groupe. Ensuite on s’arrête deux fois de suite à deux ravitos bizarrement mis de façon très rapprochée.

    Pour continuer je prends le relais pendant un bon bout de temps, au début tout va bien, mais cela ne dure pas trop longtemps.

    Le vent à l’air de forcir de plus en plus, et à 10 km de l’arrivée, nous nous prenons une fameuse averse qui ne dure heureusement que quelques minutes.

    Jean-Paul a reçu un sms de Michel, nous demandant prestement d’obliger Daniel à faire le 60 km, pour cause de vent tempétueux pour le retour. Mais Daniel est arrivé un peu plus tard que nous, toujours en pleine forme, il a bien fait le 90.

    Beau parcours, avec beaucoup de ziq-zags et de relances, mais le vent a un peu gâché la fête.

    Et pendant ce temps André, Patrice et Pierre-Yves ont démarré leur Londres-Edimbourg-Londres. J’espère pour eux que le vent est moins fort en Angleterre. Le suivi de leurs exploits peut se faire via le site officiel jusque vendredi prochain sauf s’ils arrivent avant ce jour : https://fr.londonedinburghlondon.com/tracking-rider/

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    Dimanche 23/07/2017 : Sortie Club (y avait longtemps !!!)
    Par Alain Darville

    Bloqué à Bruxelles pour cause de boulot, j’ai tourné un peu en rond ce long week-end, la sortie club était l’occasion de revoir quelques copains présents, plus vus depuis quelques semaines. Pas nombreux, mais bon, chacun à ses occupations/vacances…

    Jos et Jean-Paul arrivent de concert, Pascal est là aussi, suivi par Daniel. Une fois n’est pas coutume, nous allons rouler ensemble (J’entends déjà Guy, au très loin, rire dans sa moustache).

    C’est Jos, qui va improviser le parcours, nous allons nous taper quelques belles montées, genre Bruine Putte, Bois de Halle, en passant par Wauthier-Braine, Braine-le-Château et Halle.

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    Daniel suit, de loin, nous l’attendons régulièrement, nous le perdons dans le Bois de Halle, nous le retrouvons miraculeusement, dans ce même bois. Mais Daniel était à la recherche de Brigitte. Il est fort le Daniel, retrouver Brigitte, perdu dans la masse des arbres. Mais qui est Brigitte ? « Derrière le pavillon de chasse des ducs d' Arenberg se dresse Dikke Brigitte d'après le prénom gravé dans son écorce. Si l'on en juge par la profondeur des entailles des lettres, cet amour doit avoir vu le jour, il y a bien longtemps. » D’après Daniel, les Allemands d’une des deux guerres, après avoir rasé les alentours, l’auraient conservé pour s’abriter du soleil. 

     

     

     

    Dans une descente assez abrupte, un chien nous barre la route, et se met devant moi. Pas méchant, le chien, surement jouette, mais mon freinage un peu appuyé a dû lui faire comprendre qu’il faisait une bêtise. En se mettant sur le côté, ses yeux me disaient, qu’il avait compris, qu’il voulait seulement jouer, et qu’il était désolé. Oui, bon, j’interprète, moi et le langage chien…

    Daniel, le filou, voulait que nous rentrions, seulement après 35 km. Il a fallu relancer Jos dans son impro pour rallonger un peu.

    Vent dans le dos, Jean-Paul ne se sentait plus, faisant dans les montées, des accélérations dignes d’un pur grimpeur.

    Bon 55 km, pas terrible, va falloir faire mieux le week-end prochain, mais le contrat est rempli : « Samen uit, samen thuis ».



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    Samedi 08/07/2017 : PeRM 200 km Oost-Vlaanderen / Hainaut

    Par Alain Darville

    Ne pouvant faire de BRM ce mois de juillet, et comme je participe au Year Around Brevet (1 BRM/mois pendant 1 an), je dois donc faire un PeRM (une sorte de BRM permanent de 200 km, mais qui ne compte pas pour le classement des BRM). Patrice vient avec moi, avec un autre but, parfaire sa préparation pour ses 2 prochains grands challenges, le 1200 de Herentals, et 15 plus tard, le 1400 de Londres-Edimbourg, Londres.

    Comme 200, ce n’est pas assez, nous partons de chez nous à vélo, ce qui fera un peu plus de 240 km.

    En gros, ce parcours, nous fera suivre l’Escaut, jusque pas loin de Tournai, et nous reviendrons par la Dendre à partir de Ath. Donc un parcours relativement plat, mais tranquille. Sauf à Schoonaarde où un problème avec la signalisation d’une piste cyclable, nous a confronté à la bêtise humaine dans toute sa splendeur. J’exècre au plus haut point les automobilistes qui s’arrogent le droit de devenir les justiciers de la route, bien cachés dans leurs tas de ferraille, sous prétexte que le code de la route n’est pas respecté alors que ce sont les premiers à ne pas le faire eux-mêmes. Je connais Patrice depuis longtemps, je ne l’ai jamais vu dans cet état…. Les cons sont loin, nous continuons notre 200.

    Le vent nous a joué un petit tour, vent de Sud-Ouest pour commencer, il a tourné avec nous, au nord pour finir. Donc nous n’en avons pas vraiment profité, sauf la partie dans le Hainaut, pour quitter l’Escaut pour rejoindre Ath, mais alors c’était une partie vallonnée, et Patrice met toujours un certain temps pour monter sur son 34x32.

    Patrice fait le malin, en rattrapant, le long de l’Escaut, un couple de randonneurs, les dépasse, moi aussi. Le problème est qu’ils suivent, l’homme prend des relais, moi aussi, Patrice fait son show une dernière fois, et disparait. Une durite pétée, il faut le temps pour qu’il réapparaisse.

    A Merelbeke, nous avons quelques soucis, avec des travaux, la route est barrée, il faut improviser un détour.

    Pour aller à Oudenaarde, vent de face, nous longeons l’Escaut, j’ai mon petit rythme, Patrice est déjà loin, je ramasse une pelletée de cyclos, qui, lorsqu’ils sont dépassés, viennent dans la roue, et ne prennent jamais aucun relais. Je finis par laisser mon train continuer sans la loco, pour attendre Patrice.

    Pause à Oudenaarde après 100 km (tout compris). Coca froid pour moi, chaud pour Patrice.

    Après Oudenaarde l’Escaut devient plus tranquille (point de vue cyclistes), et nous continuons direction Tournai.

    Ensuite c’est vallonné, un petit café de campagne, nous permet de remplir les gourdes, il fait chaud, + de 30°c, et nous commençons à nous déshydrater.

    A Ath, nous refaisons une pause en face de la gare. Le retour, ce sera comme sur le 600 de Groot-Bijgaarden, par la Dendre, en passant par Gramont, mais pas par le mur, Patrice ne voulait pas. Nous reprenons en charge un cyclo, qui lui au moins nous remerciera de l’avoir pris en remorque.

    Nous avons mis, 8h16 pour faire les 200 (9h17 avec les arrêts). Juste 10h, pour les 240 km.

    Un peu fatigués avec le vent qui ne nous aura pas trop aidé. Patrice est maintenant prêt pour ses 2 travaux d’Hercule. Chaud-boulette comme d’habitude.

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  • Sorties Juin 2017

    Mercredi 28/06- Dimanche 02/07/2017 : Diagonale Hendaye - Strasbourg (17091)

    Par André Vaneeckhout

     

    Participant      André Vaneeckhout

     

    1ère étape 28 juin 2017 Hendaye – Castillon-la-Bataille

    Départ comme prévu à 7 h 00 après avoir officialisé celui-ci au Commissariat de Police. Première côte à la sortie d’Hendaye (environ 2 k). Temp sec avec un vent latéral qui se renforcera l’après-midi mais qui sera apprécié lorsque l’itinéraire me permettra d’en profiter (3/4 dos).  Quelques hésitations à Bayonne, mais je reprends rapidement la D810. A Tarnos je poste la carte de départ, il est 9 h 00, j’ai parcouru 40 k, et ce avec un relief assez vallonné. Il en sera de même jusqu’au Km 66, à St Geours de Marenne, où je m’octroie ma première pause d’une vingtaine de minutes. J’entreprends la partie plate du parcours de cette première étape. Ma deuxième pause est prévue au contrôle de Sabres. J’y dégote un petit resto. L’accueil n’est pas des meilleurs, la cuisine non plus mais c’est le seul du patelin.  Les petites routes que j’emprunte sont tranquilles mais « granuleuses », j’entends soudain un « cling-cling » qui m’inquiète ! l’attache de ma lampe vient de casser ! Je m’arrête immédiatement pour constater les dégâts. Rien à la roue, le fil d’alimentation étant assez court, la lampe n’est pas tombée dans les rayons ! Ouf ! Je peux continuer Pour rouler dans l’obscurité il me reste la lampe frontale que j’ai acquise récemment. Peu avant Langon j’aperçois un cyclo avec un maillot de diagonaliste, c’est Bernard Ducornetz, déjà rencontré lors de ma diagonale Hendaye-Dunkerque. Bernard me sera d’une aide précieuse pour la traversée de Langon et me conseillera quant à l’itinéraire à emprunter jusque Castillon-la-Bataille où j’ai réservé un hôtel pour la nuit. J’y serai vers 20 h 30. Le patron m’indique ma chambre, je peux ranger mon vélo dans la salle juste à côté. Après une bonne douche et un bon repas au lit repos jusque demain 4 h 00. 250 k parcourus, 1500 m de dénivelé, 11 h 15 de vélo, 22.25 k/h de moyenne.

     

    2e étape 29 juin 2017 Castillon-la-Bataille - Guéret

    Départ à 4 h 45 sous une pluie battante. Aujourd’hui au programme « bosses » et encore « bosses » ce sera dur ! Et ce le fût avec en prime la pluie qui me laissait de temps en temps quelque répit ! Mais à chaque fois que je me découvrais … cela recommençait ! Mon itinéraire ne me crée pas trop de souci. Il est 11 h 20 quand j’arrive à Thiviers premier contrôle de la journée ; j’y ferai une longue pause déjeuner, il est vrai que jusqu’à présent mes pauses ont été rares et brèves. La Creuse est émaillée de bosses parfois de murs tels que la sortie de Limoges vers Ambazac, tout à gauche, j’y arrive péniblement ; il y en aura d’autres jusqu’au second contrôle à Bénévent L’Abbaye que j’atteins à 19 h 30. Un Carrefour Express me tend les bras, je m’y ravitaille et prévoit des sandwiches pour le lendemain Matin. Je me réfugie sous l’auvent abritant les « charrettes » car la pluie a repris de plus belle. Il me reste 26 k, j’en parcourrai 15 de plus, je prends la direction Guéret via la D912 qui m’emmène vers une Voie Express interdite aux vélos. Je louvoie via les départementales jusque La Brionne où je retrouve le parcours prévu. Une longue descente vers Guéret puis la traversée de la ville ; j’arrive à l’hôtel Première classe à 22 h 10. Ma chambre est au Rdch comme demandé, pas besoin de monter le vélo par les escaliers ; Une bonne douche et au lit.

    269 k parcourus en 14 h 00 (sur le vélo) , moyenne 19.2 K/h, dénivelé 2450 m

     

    3e étape 30 juin 2017 Guéret – Chagny

    Départ à 5 h 00. Difficultés en début de parcours pour suivre l’ancienne route N145, une voie express a été créée et est bien entendu interdite aux vélos. Finalement j’emprunte les départementales en suivant autant que faire se peut la voie express ; d’où surplus de kilomètres et quelques belles côtes ajoutées au menu du jour. De retour sur le parcours je suis sans problème l’ancienne route jusque Montluçon. Des modifications à l’entrée de la ville me perturbent un peu mais n’engendreront que quelques centaines de mètres supplémentaires. Il est 10 h 00. Une boulangerie me tend les bras, première réelle pause depuis mon départ ; j’ai plus d’une heure de retard sur mon tableau de marche. Belle côte à la sortie de Montluçon puis parcours plus roulant jusque Cosne d’Allier, contrôle 1 de la journée. Je repars, sans doute perturbé par les aléas du début de parcours et fatigué je prends la D11 dans le mauvais sens !! Les noms des villages traversés ne correspondent pas à ma feuille de route, je m’arrête et consulte la carte, je n’ai plus qu’à faire demi-tour ; Retour à Cosne d’Allier où après 2 essais infructueux un quidam me confirme la direction à emprunter. Après une accalmie, la pluie a fait sa réapparition et j’atteins Moulins sous des trombes d’eau. J’ai néanmoins accès à un café où je récupère et me désaltère. Pause d’une vingtaine de minutes et c’est reparti sous la pluie.

    Le prochain contrôle est Gueugnon ; je l’atteindrai vers 19 h 30 après avoir franchi de nombreuses bosses. Une boulangerie encore ouverte, j’ai de la chance, je peux manger et boire à satiété. Je remplis mes bidons  ..  et jette mes chaussettes à la poubelle. Je garderai mes chaussons de pluie jusqu’à l’hôtel. A St Cyr le Noble, il est 20 h 45, il me reste 55 k, heureusement je longe le canal du Centre, parcours plat jusqu’à l’hôtel donc. J’appelle le Patron qui me dit, « pas de souci, sonnez je viendrai vous ouvrir ». J’y serai à minuit. Régler la note, ranger le vélo, prendre une douche et une courte nuit !

    310 k parcourus, 15h 30 de vélo, 20 k/h de moyenne. 2350 m de dénivelé

     

    4e étape 1er juillet 2017 Chagny-Pulversheim

    Départ à 5 h00, pause petit Déjeuner à Seurre, les commerçants s’installent c’est jour de marché, il fait froid (15°) et la pluie refait bientôt son apparition mais me laisse quand même quelque répit. Début de parcours plutôt plat. Les bosses reviennent aux alentours du 90e kilomètre. 1er contrôle de la journée à Marnay, k 105, il est 11 h 40, j’ai 40 minutes de retard sur mon tableau de marche. Je raccourcis ma pause déjeuner, la pluie est revenue … je constate que ma roue arrière tangue dans les descentes, je m’arrête pour l’inspecter, pas de rayon cassé, pas de jeu dans la roue, le blocage est bon, le pneu est légèrement dégonflé, je le regonfle et repars. A Luze, je m’octroie 10’ de pause dans un abribus. Je dois rejoindre Belfort via de petites routes ; je fais attention et vérifie  auprès de personnes rencontrées si c’est la bonne route, à chaque côte je me dis une de moins ! Le tangage arrière recommence, j’ai une crevaison lente, il faut que je répare. A Mandrevillars je trouve un abri près de la mairie et j’entreprends la réparation. Je remplace la chambre à air, et en remettant le pneu je m’aperçois qu’il y a un coup, je décide de le remplacer puisque j’en ai un neuf en réserve. Je gonfle , rien à faire .. « pincette ». Un jeune gars est venu voir si j’avais besoin d’aide et me propose de m’installer dans son garage, j’accepte volontiers.  Il m’aide à tout transporter et en plus il m’offre une boisson chaude. Le montage d’un nouveau pneu n’est pas évident et celui-ci est particulièrement récalcitrant. La 3e chambre à air est la bonne ! J’arrive à une pression correcte pour repartir mais je n‘ai plus de réserve !! Entretemps j’ai appelé l’Hôtel pour les prévenir de mon arrivée tardive. A Belfort dernier contrôle, il tombe des cordes. Je m’abrite dans un sas de banque pour rappeler l’hôtelier. Celui-ci me dit que si je veux annuler et loger à Belfort il ne me comptera rien. Il reste 45 k dont 25 k et 310 m de dénivelé puis c’est la Plaine Alsacienne ! Il est 20 h 45. Pas question d’abandonner ! Never, never give up ! W. Churchill. Il m’indique un endroit où je pourrai trouver la clé pour rentrer à l’hôtel, je peux laisser le vélo dans le hall et il indiquera le N° de la chambre sur le tableau. Je repars et repère une brasserie ouverte, demande si je peux entrer car je dégouline de partout .. Je fais apposer le tampon avale trois crêpes et un coca et m’élance de nouveau sous la pluie. Une longue côte pour sortir de Belfort par la D83 puis une alternance de montées et de descentes mais la route est bonne et roulante, de plus c’est éclairé. A La Chapelle-sous-Rougemont j’entame les 25 derniers kms, ici c’est le noir complet j’aligne la lumière de la frontale sur les bandes blanches et me remets à droite dès que je vois les phares d’une voiture. Guewenheim la dernière côte  .. descente sur Cernay puis 12 k vent dans le dos mais les jambes sont lourdes, très lourdes …. Pulversheim enfin je cherche l’hôtel sans succès .. je reviens 300 m en arrière OUF ! J’y suis, je finis par trouver la clé pour entrer à l’hôtel. Je dépose mon vélo dans le hall, chambre au 2e étage mais il y a un ascenseur ! il est minuit. Une douche et au lit à 00 h 25 ! Je m’endors endéans les 10 secondes.  266 k parcourus à 19.5 k/h, 13 h 35 de vélo, 1360 m de dénivelé

    5e étape 2 juillet 2017 Pulversheim - Strasbourg

    Je suis réveillé par la sonnerie de mon GSM, il est 3 h 30 , J’ai l’impression d’avoir dormi quelques minutes ! Une douche pour me réveiller et après avoir avalé une barre protéinée et un croissant de la veille je pars, il est 4 h 00. Il me reste 96 k je dois être au Commissariat de Police de Strasbourg à 10 h 00. Je m’octroie de petites pauses de 10 ‘ et essaie de garder un rythme à 19-20 km/h . A Sundhouse je poste ma carte d’arrivée (obligatoire, elle sert de dernier contrôle) Je roule le long du Canal du Rhône au Rhin, le revêtement est parfois émaillé de bosses et de racines d’arbre (mal aux fesses) mais le but est proche. J’arrive au Commissariat à 9 h 45 ; je suis accueilli par deux policières souriantes, après l’effort un peu de réconfort. YES I DID IT !! L’émotion m’envahit, je souffle un peu et me dirige vers la gare pour rentrer à Bruxelles. Le train part à 12 h 49, j’ai le temps de m’alimenter, depuis mon départ à 4 h 00, j’ai avalé 2 barres protéinées et un croissant ! Comme toujours dans ce type de randonnées c’est le mental qui prend le pas sur le physique et la tête qui commande aux jambes de continuer à fonctionner .. 99 k – 19.5 k/h  soit 5 h 05 de vélo

    Encore quelques avatars pour rentrer à Bruxelles suite à des travaux sur les lignes luxembourgeoises. Vers 21 h 15 j’arrive en fin chez moi. L’aventure des 18 diagonales se termine. La prochaine fin juillet au départ de Londres (Loughton) en espérant la réussite. 

     

    N.B. Le temps imparti pour Hendaye-Strasbourg est de 99 h ! Distance estimée à 1170 k.

    Distance totale effectuée 1195 k en 98 h 45 minutes. Sur le vélo 59 h 25.

     

    La liste des diagonales effectuées:

    Capture.JPG

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    Dimanche 25/06/2017 : Les 50 km de Bruxelles à 3 Aurore Cyclo

    Par Michel Roelants

    Dimanche matin, parmi  les 3000 cyclos, j’ai rencontré Freddy et Isa qui, rentrés la veille de vacances, avaient entendu la pub à la radio et étaient venus s’inscrire sur place.

    Donc , nous avons devisé ensemble avant de prendre le départ. Nous nous étions mis dans le groupe des 20 à 24 km/h.

    Départ en flèche qui me fit perdre Fred dès le début. J’ai donc roulé en suivant à l’arrière du peloton ( très dangereux dans les tunnels : au moins 2 accidents avec fractures).

    Après  l’Atomium ou nous reçurent une banane et un gobelet d’eau ( vive les Bianchi..) ; direction vers Vilvorde et son pont vent dans le dos 32 au compteur mais après avoir viré au pont et retour vers l’allée verte vent de face les cyclos du dimanche s’écroulaient comme des mouches.

    Les derniers km furent plus durs :  le Botanique et les tunnels ( dur dur les remontées pour sortir de ceux–ci) pour enfin arriver au bois de la Cambre par un très long faux plat.

    Heureux d’en finir avec 22,5 km/h, je retrouvais Fred et Isa pour recevoir notre médaille souvenir

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    Samedi-Dimanche 24-25/06/2017 : Le BRM 600 Bruxelles-Paris-Bruxelles
    Photos Alain Darville

    Lien vers les photos

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    Lundi 05/06/2017 : Le BRM 200 de Vlamertinge
    Par Alain Darville

    Vlamertinge, je ne connaissais pas, le BRM s’annonce très bien, la météo est avec nous. En tout cas, c’est loin de Bruxelles, 135 km, 155 km pour revenir, et éviter l’autoroute d’Ostende sursaturée.

    Patrice et Serge qui ont fait le 200 de Lier, viennent se tester pour un 2ème 200 en 3 jours. Quand je vois que les excités ont fait le 200 de Lier a du 31 de moyenne, je regrette de ne pas y avoir été.

    Le groupe part à 8h pétante. Bernard S., Koen L., Jan R., Liesbeth V, Patrick R, sont dans le groupe avec d’autres. Antonio, Bernard et André sont déjà loin, Patrice sera le dernier à être rejoint.

    Nous partons en France, le but du voyage est d’atteindre Frevent, en passant par Noeux-les-Mines et en revenant par Lillers.

    Le vent est de face, nous roulons à une allure modérée, un petit 25,6 km/h. C’est tout plat au début, en tout cas jusqu’au 1er contrôle à Noeux-les-Mines. Là, les forts vont partir, nous restons à une petite dizaine.

    Le bar-tabac de Noeux… vaut le détour pour son chien. De la taille d’un veau juste avant le stade du bœuf, il prend un peu beaucoup de place dans le bar, et rien qu’en passant derrière Patrice, il l’envoie valdinguer à l’autre bout du café-resto. Mais il est aussi gentil qu’un cocker. Pas Patrice, le chien.

    Patrice, encore gros bisou, il a de la crème solaire, crème qui m’a sauvé la peau, ayant oublié de la mettre au départ. Pour le remercier j’en mets partout sur le sol du café, le veau-bœuf-chien la lèchera sûrement.

    Maintenant, cela va commencer à monter. Je me rends compte que le 400 m’a fait du bien, je sais enfin monter comme je veux, sur le grand, sur le petit. Je monte même un peu vite pour mon groupe, je dois régulièrement attendre. Koen s’entraîne pour son 999 miles italien qu’il va bientôt faire avec son frère et quelques autres. Il prend tout le vent sur de nombreux kilomètres.

    Nous arrivons à Frévent vers 12h10, la moitié du BRM est fait. Le vent est dans le dos pour rentrer, tout devient facile, les côtes s’enchaînent, Serge et moi, nous attendons régulièrement les autres. Une côte à 16% montre le bout de son nez. J’arrive à sa base sur mon grand plateau en dépassant tout le monte. J’ai l’air malin, quand je vois ce mur, je fais mon Patrice, je mets tout à gauche et je vois le % sur mon compteur, monter tout doucement, 8, 10, 12, 14, 16%. Je suis content d’avoir un 36x32 sur ce vélo, mais cela ne va vraiment pas vite. Événement à noter, Patrice roule avec un 36x28, soit un développement plus grand que celui de mon vélo. D’habitude il a un 24x32, cette fois le mur, il le montera à pied.

    Nous continuons tranquillement, sans forcer, poussés par le vent, après chaque côte, nous attendons les retardataires, le reste du parcours sera plat et nous finissons les 207 km à 17h10, à 26,5 km/h de moyenne. Patrice arrivera une 1/2 heure après nous.

    C’était un très beau parcours, cette partie de la France vaut vraiment le détour. La météo était avec nous, le soleil ne tapait pas trop, le vent était favorable pour revenir. Une bonne ambiance, Serge était en pleine forme, c’était une belle journée.

     

     
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    Samedi 03/06/2017 : Fast &furious
    Par Pierre-Yves Rosoux

    Nous étions une trentaine à participer au brm 200 de Lier ce samedi.

    Dans les présents beaucoup d’habitués mais aussi 2 nouveaux qui se lancent pour la première fois sur un BRM. Particularité du calendrier, ce 200 a lieu après les 300 et 400 et précède les 600 qui commencent déjà à partir du WE prochain.

    André est absent car retenu par des activités familiales et Alain par des obligations professionnelles. Dommage pour Alain, qui aurait trouvé peu de raisons de râler : le parcours est joli et plat, le temps est sec, le vent n’est pas trop fort, … bref. De l’Aurore seul Patrice et moi sont donc de la partie ce samedi.
    Il faut croire que nous tous sommes pressés de rouler car peu attendent le départ de 8h.

    On longe le canal pour partir en direction de Turnhout, nous sommes environ 15 cyclos à rouler en groupe. Le tracé est impeccable mais les routes et chemins de halage sont étroits et c’est parfois dangereux lorsqu’on roule en peloton. Suite à quelques erreurs de navigation, il y a parfois des coups de frein de dernière seconde, il est important de rester très concentré.

    Le 1er contrôle a lieu dans un ‘fietscafé’ à Oirschot aux Pays-Bas. Pour y arriver on emprunte de jolies pistes cyclables au milieu des bois ; parfois ces pistes longent des chemins en sable et à la vitesse où on roule devant lorsqu’on rate la piste cyclable on se retrouve -avec entre autres Louis et Gabriel- dans du sable mou, ce qui n’est pas idéal avec nos vélos de course. Ce 1er contrôle permet de rejoindre les plus rapides et aussi de voir arriver quelques minutes plus tard les gars qui roulent un peu moins vite. Je jette un rapide coup d’œil sur le GPS et on a déjà plus de 28,5 kmh de moyenne, cela promet !

    Entre le 1er et le second dernier contrôle, cela ne va pas encore assez vite pour Jo P. et Gabriel P. qui font le gros du travail devant. Pendant plusieurs kilomètres on roule à des vitesses entre 35 et 40 kmh … pour ceux qui peuvent suivre ! Jo qui revient d’un stage au Ventoux a de très bonnes jambes comme Gabriel qui combine une excellente condition et profite du parcours plat. Sans parler de Joris qui à un moment plie son grand corps sur son guidon et commence à pousser « à la régulière ». Il prend au groupe 20 m, puis 50m, 100m … en quelques minutes il ne sera plus qu’un petit point bleu à l’horizon, décidément trop fort l’athlète !

    Le second et dernier contrôle est prévu au café ‘tramhalte’ à Poppel. Pas de chance le café n’ouvre qu’à 13h30 et nous sommes déjà sur place à 12h30. On s’installe donc au salon de thé tout proche où on se laisse aller pour une excellente glace vu les températures qui grimpent à 26°C.

    Le retour se fait toujours avec notre petit groupe d’une douzaine de mordus. La moyenne horaire grimpe encore et les petites routes où il y a peu de trafic défilent sous nos pneus, que du bonheur. A l’approche de Lier on rejoint le canal où a lieu une course de bateaux qui attire pas mal de monde sur le chemin de halage.

    On arrive à notre point de départ -café Waregem- à 15h tapantes, soit un temps de 7h10-arrêts compris- pour ce brevet de 200 km. Ma moyenne horaire est de 30,8 du ‘jamais vu’ en ce qui me concerne ! Le temps de se réhydrater avec une bonne pint’je entre nous et je rentre vers Bxl.

    Patrice, aussi en grande forme, a décidé de faire le chemin de retour (50km) à vélo, dans le cadre de sa préparation au « Londres-Édimbourg- Londres », il arrivera chez lui à Bruxelles vers 18h30.