Aurore-Cyclo - Résumés sorties 2017 - Page 5

  • Sorties Janvier 2017

    Mardi 31/01/2017 : PeRM 200 km Est
    Par Alain Darville

    Patrice sort de sa tanière, 70 km faits depuis son 1000 de septembre, et même pas peur, il va faire 200 km. Comme j’ai quand même roulé un peu plus que lui, mes muscles ont moins ramolli. Je risque de rouler un tout petit peu en dedans.

    Nous allons donc faire le PeRM 200 Est. Vasisdas ?

    Le «Year around Brevet » est pour les randonneurs relevant le défi de rouler au moins 1 BRM ou une PeRM200 durant 12 mois consécutifs. Un PeRM est un 200 PeRManent qui peut être roulé n’importe quand en dehors des dates où des vrais BRM sont programmés. Cela permet de faire un 200 minimum lors d’un mois où il n’y a pas de BRM (comme en janvier où le BRM prévu a été annulé pour cause de verglas) ou de compléter son programme en cas d’empêchement pour les BRM normaux.

    Le mois de janvier étant presque fini, il ne restait plus qu’un jour pour rester dans la « course » (enfin pour moi), car Patrice n’avait plus rien fait. Le « Year around Brevet » est honorifique, c’est juste pour le fun.

    Il y a 4 Perm200, qui s’appellent Ouest, Nord, Est et Sud. Nous allons faire le PeRM Est au départ de Kampenhout, pas loin de Zaventem. Ce PeRM part dans le Limbourg, et passe par (entre autres) Aarschot, Scherpenheuvel, Heusden-Zolder, Overpelt, Leopoldsburg et Haacht.

    Il est 6h40 (au fou), nous démarrons dans le noir absolu le long du canal Malines-Louvain. Nous démarrons tôt, car Patrice veut/dois aller à son cours du soir de réparation vélo à Tour et Taxi pour 18h30 (au fou 2ème). La journée va être très longue, encore plus longue que je ne pensais. Ce devais être une journée idéale, pas de vent, un peu de soleil l’après-midi, et une température qui devait grimper à 7-8°c. J’ai surtout senti qu’elle a à peine frôlé les 4°c et que le soleil ne s’est jamais montré. Le vent s’est un peu levé, mais on l’avait dans le dos, pour le retour.

    Nous sommes équipés pour affronter l’hiver, et nos lampes affrontent le noir. Quelques couches de vêtements pour nous protéger du 1°c matinal. Mais ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’en roulant à la même vitesse que Patrice, j’allais me transformer en bloc de glace. Impossible de me réchauffer quand je roule à 20 km/h. Et une fois que le froid pénètre tout le corps, cela devient la galère. Lors des rares montées, j’essaye d’accélérer un peu, peine perdue. Et dire, que lors de notre arrêt dans un café après 90 km un peu avant midi, à Overpelt, Patrice est en sueur, ses sous-vêtements sont complètement trempés. Comprend pas ?? Je suis assis sur le radiateur et je grelotte.

    Pour le retour, je vais rouler comme lui, j’adapte ma cadence de pédalage, 80 tours/minute pour une vitesse de 20 km/h. Rien n’y fait, mais je continuerai jusqu’au bout ma séance de moulinette. Mal au cou de rester 9h30 sur un vélo, mal au derrière avec le rodage de ma nouvelle selle.

    Mais le parcours était sympa, souvent en suivant les knooppunt, dans les bois et dans les champs. Les seuls endroits dangereux étaient les traversées de grand-routes, vraiment très fréquentées.

    Je fais quelques photos, pas toujours réussies à cause du manque de lumière.

    La dernière ligne droite, nous fait dévier de la trace du GPS pour cause de travaux le long du canal. Ce sera la seule infidélité à la trace officielle.

    Après 11h de route, il est 17h40, nous avons fini. Il reste 50 min, pour ramener Patrice à son cours du soir, et moi à mettre le chauffage de la voiture à fond pour me réchauffer. Je ne me souviens pas avoir jamais roulé aussi lentement, 20,7 km/h de moyenne, mais Patrice est content, il a fait son 200, sa saison recommence, il a des crampes aux muscles des jambes, qui avaient oublié depuis longtemps, ce que c’était de pédaler.

    J’aurai dû venir avec mon VTT, je me serais peut-être un peu fatigué, parce que là, rien, 200 km, et même pas mal… Et je n’ose pas mettre ma trace dans Strava. Un peu gêné de ma moyenne famélique.

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    Dimanche 29/01/2017 : Le coupe d’Eric
    Par Alain Darville

    Eric a reçu sa coupe pour sa 9ème médaille fédérale (9 années consécutives + de 2000 km sur l’année). Fier comme Artaban, il veut poser pour la postérité avec tous les cyclistes qui passent. Pas grand monde, à part Jean-Paul (qui sort de son hibernation) et Daniel, fidèle au poste. Les cadors font soit un semi-marathon en course à pied (Pierre-Yves), soit roule en semaine et se repose le dimanche (Jean-Louis).

    Eric a mal aux jambes, il ne saura pas bien rouler. Chaque fois qu’il dit ça, il vole. Et en plus, il a laissé au repos son VTT. Effectivement, il vole, dès que ça monte, il accélère. Je garde mon tempo, et je n’essaye même plus de le suivre, pas possible de toute façon, et en plus avec mon cyclo-cross…

    Le vent est bien présent, dans le dos, ça roule et j’arrive à faire illusion derrière Eric, de face, je suis à 12 km/h, là où je passais, sans vent, à 20 km/h. Eric fait de petits tours de temps en temps pour m’attendre. Quand un type me dépasse à toutes vitesses avec son VTT en moulinant comme un possédé, je me dis, qu’il y a encore du boulot pour revenir en forme.

    Nous faisons une combinaison de nos deux parcours pour arriver à 75 km. Pas de pluie, mais comme toutes les routes sont bien boueuses, les vélos sont dans un triste état.

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    Dimanche 22/01/2017 : « Sibérie »

    Par Pierre-Yves Rosoux

    Ce matin nous étions 5 à braver ces températures pour le moins hivernales, Daniel qui décide de rouler 40Km, Jean-Louis, Eric, Alain et moi-même. Au départ, nous avons la visite de Michel, qui de passage dans le coin, est venu nous dire bonjour, nous présenter ses vœux, nous encourager ... (mais sans vélo).

    Il ne faut que quelques minutes pour se rendre compte de l'attaque du froid sur nos doigts, cela va être pénible par -6°C. Après seulement 4km plus de trace d'Alain dont le dérailleur de son cyclo-cross (cyclo-crasse? ;-) a des problèmes. On rebrousse chemin à sa rencontre et J-L use de sa force musculaire pour redresser le dérailleur, ce qui permet à Alain de continuer à rouler.

    Après une quinzaine de Km J-L décide d'opter, pour des contraintes de temps, pour un parcours plus court (45km).

    Dans les campagnes, aux endroits exposés la température plonge même à -8°C, ça caille ! Les doigts sont douloureux et il est même souvent difficile de manipuler les manettes de dérailleur. Le froid a emprise aussi sur nos bidons, l'eau est passée de l'état liquide à solide, pas évident de se réhydrater donc ... sauf pour Alain qui roule à l'antigel ou utilise d'autres substances illicites, car il affirme que son bidon n'est pas gelé.

    Par endroits les routes sont encore un peu piégeuses, la prudence est de rigueur. Le ciel est bleu, le soleil brille mais le réchauffement est -trop-lent à notre goût. Peu importe, on avance pas trop mal vu les conditions. Ce n'est qu'à 10 km de l'arrivée que les doigts sont enfin réchauffés, ce qui est nettement plus agréable.

    C'était une sortie "pour les durs" ;-) , de 60 km à 24kmh de moyenne.

    En espérant une prochaine sortie moins froide quand-même ... bonne semaine!

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    Dimanche 15/01/2017 : C’est reparti
    Par Alain Darville

    L’hiver nous a rappelé qu’il peut toujours nous emmerder. Pas facile de rouler sur du verglas, encore moins à vélo. Depuis quelques week-ends, la température flirte toujours avec le négatif, température accompagnée d’un temps très humide. Cela veut dire glissant.

    Sans doute en vieillissant, on veut prendre moins de risques, mais à ce rythme, on reprendra le vélo au printemps.

    Eric est chaud-boulette pour repartir, le climat en encore pire dans sa région d’adoption, donc on y va. Pierre-Yves après avoir fait des figures libres de patinage au Miroir, renonce. Jean-Louis, lui va faire exploser son vélo d’appartement dans son garage, les autres… ils hibernent.

    Moi, je ressors mon VTT de sa naphtaline. Ce n’est pas mon premier choix. J’avais bien commandé des pneus à clous pour mon cyclo-cross, mais BPost a décrété que je n’habitais plus où j’habite, et mes futurs? pneus font un tour d’Europe. C’est dommage, ils auraient déjà bien servi.

    Donc nous sommes deux, à glisser sur la piste cyclable devant le parking du Barca. Qu’est-ce que je fais là ? J’avais testé les routes en voiture, et ma confiance, déjà pas très haute, a encore baissé d’un cran. A la moindre accélération, les roues patinaient.

    Nous n’allons pas prendre plus de risques qu’il ne faut, et nous allons rester sur les grands axes. Le parcours sera d’une simplicité enfantine. La N6 jusque Soignies et retour. Mais les premiers tours de roues sur la glace de la piste cyclable, après quelques instants, laissent présager le pas si pire que ça. Cela craque, mais cela ne glisse pas. Les pneus en sous-gonflage fonctionnent très bien.

    Dès qu’on est sur la N6, le sel a fait son effet, la route est mouillée, mais c’est bon. Vent de face ?? jusque Soignies en passant par Halle, Tubize, et Braine-le-Comte. Un vent du sud-ouest, à 0°, c’est bizarre. Les doigts gèlent mais après deux montées à suivre Eric, ils sont montés en température, comme le reste. L’avantage (le seul à mon avis) de la glace, est que seule la route est dégagée. Donc les pistes cyclables, on oublie, et les automobilistes (compatissants) ne nous emmerdent pas trop. Même si à voir leur nombre, on se demande ce qu’ils ont tous à vouloir rouler en voiture par ce temps.

    Pas facile la reprise en VTT, après le repos forcé. 22,5 km/h après 35 km. Photos et demi-tour. Maintenant le vent est dans le dos, cela ira plus vite, mais en roulant plus vite, la roue avant envoie toute la flotte dans ma figure. Parfois je devine encore un peu la route. Le retour est beaucoup plus rapide, pointe à 44 km/h, moyenne de 26 km/h.

    On a fait 70 km, pas très folichon comme parcours, mais pour l’instant, seules les heures de selle comptent.

    A la buvette, Jos vient faire un coucou, et fêter son anniversaire. La moyenne du club monte tout doucement à 60 ans. Au secours….

     

     

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